Belgique

Votre note de politique générale prévoit de maintenir plus longtemps les femmes enceintes au travail. On les écarte trop facilement aujourd’hui ?

On nous dit sur le terrain qu’on écarte même quand il n’y a aucun danger pour les travailleuses et leur bébé. Pendant tout ce temps, elles touchent l’assurance-maladie, et pas leurs revenus. D’un côté, cela coûte à la Sécu. De l’autre, elles gagnent moins et peuvent rater une promotion. Ce n’est pas positif pour elles.

Que proposez-vous ?

Il faut laisser le choix de faire un autre travail en cas de risque ou de continuer le même travail, si c’est possible. Les employeurs ne sont pas obligés d’écarter les travailleuses enceintes. Nous sommes en discussion avec le patronat. On verra comment faire. Mais on veut donner à plus de femmes la possibilité de continuer à travailler. Il faut un changement d’attitude.