Belgique Lors d’une interview exclusive, la ministre fédérale de la Santé publique se livre et détaille les batailles à mener pour 2018.

Maggie De Block est tantôt fortement appréciée, tantôt haïe. Au ministère de la Santé publique, elle est loin de faire l’unanimité. Nous l’avons rencontrée dans son vaste bureau, avec une vue à couper le souffle, en plein cœur de Bruxelles (boulevard du Jardin botanique).

Qui est Maggie De Block ?

"Ce n’est pas à moi de répondre à cette question. Les gens que je rencontre qui m’ont connue quand j’étais enfant, adolescente et jeune femme me disent que je n’ai pas changé. Je suis restée fidèle à moi-même. Je ne veux pas changer parce que je me trouve dans des environnements différents. J’ai seulement vieilli. Au fond de moi, je ne ressens pas que j’ai 55 ans. Je le vois, alors j’évite les miroirs (elle rit) . Dernièrement, j’étais avec des amis que je connais depuis qu’on a 10-12 ans. On a entre 52 et 61 ans, on a changé, mais c’était comme à l’époque. On a besoin d’un peu plus de crème antirides qu’avant."

Enfant, vous imaginiez-vous à ce poste de ministre ?

"Non ! J’étais la première, depuis trois générations, à aller à l’université. Dans notre famille, il n’était pas prévu que les enfants aillent à l’université. Mon frère m’a suivie cinq ans après. Quand j’ai fait part de ma volonté à ma grand-mère, elle était surprise. Elle me disait que ce n’était pas possible, que j’avais déjà étudié jusqu’à 18 ans et que c’était suffisant pour une fille. Quand je disais que j’avais encore sept ans d’études, elle était un peu choquée. À l’époque, il n’y avait aucun médecin dans notre famille."

[...]