Magnette : "La Wallonie a besoin d'un coup de fouet rapide et immédiat"

V.V.Vy Publié le - Mis à jour le

Belgique

Paul Magnette était l'invité de l'Indiscret (RTBF) ce dimanche midi

BRUXELLES Plus vraiment ministre fédéral des Entreprises publiques et pas encore tout à fait bourgmestre de Charleroi, Paul Magnette s'est exprimé sur les défis à venir, tant au niveau carolo que national.

Il ponctue, depuis les élections communales du 14 octobre, ses dossiers au fédéral. "La réforme de la SNCB ? On en a plus pour très longtemps, cela ne durera plus des mois". Paul Magnette se prépare donc tout doucement à changer de casquette pour endosser celle de bourgmestre de sa "ville de cœur". Le choix de Charleroi, répète-t-il est "un engagement sincère". "Je suis meurtri de voir l'état dans lequel ma ville se trouve", a-t-il déclaré sur le plateau de l'Indiscret (RTBF)

L'homme l'avait dit, il est prêt à s'y engager "dans le long terme", parce que le redressement de la 2è plus grande ville wallonne "prendra du temps, une dizaine d'années". Si le redressement s'inscrit dans la durée, "la Wallonie a besoin d'un coup de fouet rapide et immédiat", a déclaré celui qui entend être le "chef d'orchestre" du renouveau wallon.

Ce dernier passe notamment et principalement par des "projets ambitieux", tant en Wallonie qu'à Bruxelles, dans le secteur industriel. Selon Paul Magnette, ce dernier, à la pointe, constitue le "moteur de notre redressement". "Avec le plan Marchall, les entrepreneurs savent ce qu'ils veulent faire pour relancer l'économie wallonne".

Quid du Fédéral

Paul Magnette reste sénateur et ne disparait donc pas totalement de la scène politique nationale. "Le dialogue entre les communautés, c'est une chose à laquelle je souhaite encore participer", a tenté de rassurer l'homme reconnu au nord du pays pour son bilinguisme.

Alors que les négociations sur le budget ont mis en lumière les dissensions et tabous entre libéraux néerlandophones et socialistes francophones, Paul Magnette a réitéré son opposition au saut d'index. "Le panier de la ménagère est modifié tous les 8 ans et ne reflète donc pas la réalité de la consommation. Un saut d'index signifie une perte structurelle, "pour toujours", équivalent à plusieurs milliers d'euros". Et de poursuivre que "ce n'est pas un tabou mais un signe de cohérence".

© La Dernière Heure 2012

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