Belgique

La ministre-présidente de la Communauté française annonce qu'elle va quitter Binche pour Forest, abandonnant du même coup son mandat de Conseillère communale dans la cité des Gilles


BRUXELLES La ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena va quitter Binche pour aller vivre à Forest, un choix lié essentiellement à sa privée, dit-elle, mais aussi à sa volonté de poursuivre son combat à Bruxelles, où elle dit passer déjà beaucoup de temps pour mener sa mission à la Communauté.

"Ce déménagement est un choix personnel" lié à "un événement d'ordre privé", souligne Marie Arena, qui a divorcé récemment, dans un courrier qu'elle a adressé mercredi matin à l'Union Socialiste Communale (USC) locale.

Jugeant "le moment venu de tourner une page et de commencer à en écrire une autre" après huit ans de présence à Binche, Marie Arena rappelle le retour au pouvoir du parti socialiste dans la cité des Gilles, où il est dans la majorité avec le MR depuis les dernières élections communales. Les jours qui avaient suivi ce scrutin avaient vu la liste Union du bourgmestre sortant André Navez se faire doubler par un accord PS-MR obtenu après le ralliement au MR d'une dissidente de la liste Union, conférant du même coup le mayorat à Laurent Devin (PS).

A Binche, Marie Arena reconnaît n'être jamais parvenue à rassembler sur son nom un score personnel à la hauteur de sa visibilité ministérielle. Interrogée mercredi sur la chaîne locale Antenne Centre, elle met en avant sa fonction ministérielle, qui l'a tenue éloignée de sa ville, son caractère qui fait d'elle avant tout une femme "de dossiers", et réfute une concurrence personnelle avec M. Devin dans la commune.

Mme Arena a envoyé une lettre de démission au Conseil communal et ne fera plus partie de la majorité binchoise pour le prochain Conseil du 17 mars prochain.
Outre les motifs d'ordre privé à la base de ce déménagement, "Bruxelles incarne beaucoup des combats que mène Marie Arena, notamment en matière d'enseignement, de multiculturalité, de défense des Francophones et de rapprochement entre Wallonie et Bruxelles", commentait-on mercredi dans son entourage.

Quoi qu'il en soit, ce déménagement devrait peser sur les prochaines élections régionales et communautaires en Région bruxelloise, si la ministre-présidente de la Communauté française s'y présente comme elle sera désormais en droit de le faire.