Belgique

La ministre rappelle que le nombre d'élèves par classe peut être gonflé

BRUXELLES Échec au repêchage du CEB et choix d'un établissement dès ce mardi aideront, espère Marie-Dominique Simonet, à libérer des places dans certains établissements. "À cela s'ajoute la possibilité, pour les établissements qui ont eu des listes d'attente, de former des classes de 26 élèves au lieu de 24. La dérogation est automatique."

Surpeupler les classes, est-ce une bonne solution ?

"Certaines directions disent que cela ne leur pose pas de problème. Rajouter un élève, ce n'est pas la mort. Elles peuvent aussi créer une nouvelle classe."

Ne pas pouvoir choisir l'école qu'on voulait, en raison de sa localisation ou de son projet d'établissement, n'est-ce pas dramatique, dans un pays démocratique évolué ?

"Le décret a montré ses faiblesses, c'est évident. Son objectif de mixité sociale reste partagé par tout le monde, dans les quatre grands partis. Et vous savez, cette situation existe depuis des dizaines d'années..."

Pas dans cette ampleur...

"Justement. Mais elle existe depuis des dizaines d'années. Ici, un des effets pervers a été de provoquer un peu de panique dans le chef des parents qui, par réflexe de sécurité, ont multiplié les inscriptions. Je les comprends et c'est ça qu'on doit dégonfler."

C'est quand même toute la philosophie du contrat pour l'école, avec le choix sur base d'un projet d'établissement, qui est mise à mal, non ?

"C'est clair. Mais sur Bruxelles, où les principaux problèmes se posent, je ne suis pas certaine qu'il n'y ait qu'une école qui corresponde au souhait des parents. Bruxelles a un choix important."

Pas toujours forcément près de chez soi...

"C'est vrai, mais on circule. Je vais essayer de donner aux parents le meilleur choix."

Leur promettez-vous qu'ils ne le vivront plus jamais ?

"Il va falloir trouver un système transparent et juste."

Et vous le promettez pour la prochaine rentrée ?

"Je promets de mettre tous mes efforts pour le faire."



© La Dernière Heure 2009