Maxime Prévot: "la fédération Wallonie-Bruxelles chatouille les flamands"

Publié le - Mis à jour le

Belgique

Maxime Prévot (Cdh), chef de groupe Cdh au Parlement wallon, était l'invité de la Grande Matinale de Twizz Radio ce matin


BRUXELLES Maxime Prévot (Cdh), chef de groupe Cdh au Parlement wallon, était l'invité de la Grande Matinale de Twizz Radio ce matin. Il a réagit à l'adoption, hier soir, par la Chambre, de la proposition visant à renforcer les mesures concernant le regroupement familial. Le texte fait l'objet d'un renvoi devant la Cour constitutionnelle à la demande du PS, du Cdh et d'ECOLO: « Nous sommes favorables au durcissement des modalités de regroupement familial et d'ailleurs, le CDH a été le premier parti francophone à déposer un texte sur le sujet. Mais ce qui a été proposé hier est une aberration juridique sans nom! [...] Ce sera plus facile de faire un regroupement familial pour les non Belges que pour les Belges. Je trouve qu'il y a un non sens qui trouve ses racines probablement dans une volonté teintée de certains éléments populistes ». Maxime Prévot le confirme: « Il faut durcir les modalités de regroupement familial pour lutter contre des abus [...] mais il ne faut pas le faire au détriment des Belges! ».


Hier, la journée a aussi été marquée par les réactions flamandes à l'avènement de la Fédération Wallonie-Bruxelles décidée par le Parlement de la Communauté française. Kris Peeters, le ministre-président flamand, refuse de reconnaître la nouvelle appellation de la Communauté française, la jugeant contraire à la Constitution. Le Premier ministre Yves Leterme a aussi déclaré qu'il s'en tiendrait à ce qui est dans la Constitution. Est-ce donc un coup dans l'eau pour les francophones? « Ce n'est certainement pas un coup dans l'eau et ce n'est pas un hasard si il y a eu l'unanimité de tous les partis politiques au sein du Parlement sur le sujet » déclare Maxime Prévot.


Pour le chef de groupe du Cdh au Parlement wallon « Les réactions de Kris Peeters et de certains leaders flamands montrent bien que ça les chatouille, que ça les gratouille ». Pour Maxime Prévot, l'idée de rebaptiser la Communauté française en Fédération Wallonie-Bruxelles n'est pas qu'un travail de marketing, « il s'agit avant tout, dans le contexte que l'on connaît aujourd'hui, de donner ce signal et ce message de deux Régions fortes qui se sentent unies par un destin qui sera collectif. C'est pas du tout un plan B! ». Aux yeux du chef de groupe Cdh du Parlement wallon, le renforcement des synergies entre francophones de Wallonie et de Bruxelles est légitime, mais « on n'intensifie pas ces collaborations contre quiconque. On le fait d'abord pour nous! ».


© La Dernière Heure 2011

Publicité clickBoxBanner