Belgique

Onkelinx : "Les sociétés pharmaceutiques doivent rendre les produits accessibles"

BRUXELLES La commercialisation des médicaments en Belgique est régie par des règles très précises. À la Chambre, la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Laurette Onkelinx, a répondu au député, PS, André Frédéric sur le contingentement des médicaments.

"C'est une pratique qui existe depuis de nombreuses années et qui est appliquée par plusieurs firmes pharmaceutiques en Belgique. Il consiste à se baser sur les chiffres de consommation des années précédentes pour calculer la quantité d'un médicament qui doit être produite annuellement, pour répondre au besoin du marché belge."

Cette quantité est ensuite répartie entre les grossistes belges, au prorata de leurs commandes annuelles précédentes.

"Cette pratique ne peut pas être qualifiée d'illégale. Cependant, il est exact qu'une commercialisation parallèle de certains médicaments, en dehors du territoire belge, par des grossistes-répartiteurs ou des exportateurs, peut entraîner la non-disponibilité de ces médicaments en Belgique. Dans ce cas, la Santé publique peut être mise en danger, surtout quand il s'agit d'un médicament essentiel pour lequel il n'existe aucune alternative thérapeutique."

Afin de limiter ces problèmes d'indisponibilité de médicaments liés au contingentement, l'AFMPS (Agence fédérale des médicaments et des produits de santé) examine des propositions de modification de la législation.

"Il est utile aussi de préciser que lorsqu'un pharmacien d'officine, ouverte au public ou hospitalière, ne parvient pas à se procurer un médicament auprès de son grossiste-répartiteur, il a toujours la possibilité de commander ce médicament directement auprès du fabricant. Ce dernier est alors tenu de lui fournir le médicament demandé."



© La Dernière Heure 2008