Belgique

"La décision a été prise à l'unanimité. Michel Daerden a également pris acte de ce nouveau pacte et a déclaré qu'il ne s'y opposait pas", a expliqué Willy Demeyer


LIEGE Réunie vendredi soir, la fédération liégeoise du parti socialiste a pris acte du nouveau pacte de majorité qui devrait être voté le lundi 28 mars à Ans. Elle a donc approuvé le projet de motion de méfiance déposé par 20 des 29 conseillers communaux ansois visant à renverser Michel Daerden de la tête de la commune. "La décision a été prise à l'unanimité. Michel Daerden a également pris acte de ce nouveau pacte et a déclaré qu'il ne s'y opposait pas", a expliqué le président de la fédération, Willy Demeyer, à l'issue de la réunion.

Réunie sous le label "Ans Nouveau", la majorité des conseillers ansois (PS-RCA-MR) avait déposé un projet de motion à l'encontre du collège communal, présidé par le bourgmestre en titre, le ministre des Pensions Michel Daerden (PS). Le projet vise à élargir la majorité au MR (deux échevins au lieu d'un) et à l'ouvrir au RCA, pour remplacer les quatre échevins pro-Daerden, en évinçant le bourgmestre en titre pour le remplacer par Stéphane Moreau.
Après ce "putsch", le PS liégeois a décidé de mettre en place une commission de "sages", présidée par André Gilles, pour assurer la tutelle de l'Union Socialiste Communale (USC) de Ans.

La commission a invité les principaux protagonistes, Michel Daerden et Stephane Moreau, à dialoguer. Les deux hommes se sont rencontrés vendredi après-midi. La commission a rendu son rapport ce vendredi soir. Tous les membres de la fédération ont rendu un hommage à cette commission qui a permis de renouer le dialogue à Ans. Mais la fédération a pris acte du nouveau pacte de majorité, approuvant ainsi le projet de motion déposé par les opposants à Michel Daerden.
"L'USC étant sous tutelle, c'était le comité fédéral qui devait avaliser le projet; ce qu'il a fait à l'unanimité", a expliqué Willy Demeyer.

La fédération a cependant marqué son soutien à Michel Daerden dans ses actions parlementaire et ministérielle, et a promis son retour, "à terme" -c'est-à-dire en fin de mandat ministériel-, dans les milieux économiques liégeois, notamment à la SLF (société de Leasing de Financement et d'économie d'énergie). Michel Daerden assurait effectivement la présidence de la SLF avant de se mettre en congé en raison de son mandat de ministre. La présidence est actuellement assurée par la serésienne Andrée Budinger mais reviendra de droit à Michel Daerden s'il n'est plus ministre.

© La Dernière Heure 2011