Belgique

Le général-major Jean-Marie Nulmans, actif aux ressources humaines de la Défense, nuance mardi midi l'information rapportée par la VRT selon laquelle le nombre de militaires de l'armée belge est tombé sous les 25.000 prévus. 

Selon M. Nulmans, ce décompte ne prend en considération que les militaires activables car le nombre total se situe toujours au-delà des 27.000. D'après lui, les chiffres évoqués pour le recrutement sont, par ailleurs, dépassés. Il concède cependant que des manquements pourraient apparaître pour la période 2022-2026 et plaide dès lors pour faire appel à plus de civils. Le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) a écrit dans sa vision stratégique qui doit guider la politique en cette matière jusqu'en 2030 qu'une armée de 25.000 personnes doit suffire pour remplir toutes les missions qu'on lui assignera. Actuellement, la Défense compte moins de 25.000 militaires et d'ici quatre ans, ce chiffre pourrait même tomber en-dessous des 22.000.

Le général-major Nulmans expliquait néanmoins mardi sur la VRT radio que le chiffre évoqué portait uniquement sur les militaires disponibles, excluant ceux qui sont en formation. Au total, il y aurait, selon lui, plus de 27.000 personnes. En outre, certaines autres données sont, d'après lui, "dépassées". Ainsi, le nombre de 1.700 engagements est avancé pour 2019, alors que le ministre Vandeput ambitionnerait d'aller jusqu'à 2.000.

Jean-Marie Nulmans avoue néanmoins qu'il pourrait y avoir un manque de personnel temporaire au cours de la période 2022-2026. Selon lui, on pourrait y remédier en faisant appel à plus de civils et à des réservistes. "Actuellement, on envisage l'engagement de 50 civils par an. Nous devrions revoir ce chiffre à la hausse, aux environs de la centaine", estime-t-il.

Au cabinet Vandeput, on réfute le fait que l'armée ne serait pas capable d'accomplir correctement ses tâches dans les années à venir. "Des mesures telles que la délégation de tâches non spécifiquement militaires et un recrutement plus important doivent permettre à la Défense d'exécuter ses missions", estime-t-on.