Belgique Depuis 2010, la SNCB note une baisse des avaries sur son matériel roulant.

Depuis quelque temps, la SNCB et Infrabel, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, évoquent de plus en plus les "causes tiers" (personnes qui marchent le long des voies, alertes à la bombe, accidents de voiture sur un passage à niveau, suicides, faits de malveillance, agressions, conditions météorologiques, etc.) pour expliquer les retards sur le rail. Selon les statistiques officielles, ceux-ci ont été responsables de 43 % des retards en 2016 et 39 % en 2015.

Ces chiffres ne font pas vraiment l’unanimité ( lire ci-dessous ). Ainsi, il y a quelques jours, l’association de voyageurs Navetteurs.be a publié son propre classement des perturbations sur base… des problèmes signalés par le compte Twitter de la SNCB. Pour le mois de juillet, dans le top 5, on retrouve (dans l’ordre) : passage à niveau; dérangement à la signalisation; personnes sur les voies; trains en panne; bétail. Dans un cas sur cinq (les trains en panne), la responsabilité revient donc à la SNCB. Dans deux autres, à Infrabel. La présence de personnes et de bétail sont quant à elles des causes tiers.

Dans notre édition du 15 juin , nous nous étions penchés sur les problèmes survenant sur rail, imputables à Infrabel. Pour rappel, 1.836 pannes ont été enregistrées sur le réseau ferré en 2016. Si le nombre d’avaries à l’infrastructure reste plus ou moins constant (1.872 pannes en 2014 et 1.700 en 2015), il tend par contre à baisser sur le matériel roulant.

Sans donner de chiffres absolus, la SNCB explique avoir constaté une diminution des pannes de train depuis 2010. "Le nombre mensuel moyen d’incidents au matériel a diminué de 13 % de 2015 à 2016. La part de ces incidents dans les retards est ainsi passée de 29 % en 2015 à 23 % en 2016. Cette part était de 35 % en 2010" , note Elisa Roux, porte-parole de la SNCB.

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