Note interne à la STIB : Picqué veut en savoir plus

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Belgique

La note interne de la STIB dénoncée jeudi matin dans les rangs socialistes a également provoqué l'irritation des ministres bruxellois réunis jeudi


BRUXELLES Le ministre-président Charles Picqué a précisé à l'issue de la réunion qu'il avait demandé à la ministre de tutelle Brigitte Grouwels qu'une enquête soit ouverte pour connaître l'auteur de la note "au contenu hallucinant et inquiétant".

Pour le ministre-président, sous des prétextes indéfendables, cette note en reviendrait à souhaiter que les Bruxellois soient dessaisis des choix stratégiques concernant leurs transports en commun.

Ce document est "à ce point indigent et simpliste qu'il ne mérite rien d'autre que du désintérêt, sauf s'il devait apparaître qu'une telle note trouve son origine dans la hiérarchie supérieure de la STIB", a-t-il commenté, précisant, en marge d'une conférence de presse, que dans un tel cas une sanction devrait être prise.

Charles Picqué a enfin dit attendre, comme convenu avec la ministre Grouwels, des informations sur l'auteur de la note, sa destination et si elle a fait l'objet d'une quelconque approbation par le management de la STIB.

De son côté, la ministre bruxelloise de l'Environnement, Evelyne Huytebroeck (Ecolo), a dit souhaiter que la STIB "fasse rouler ses véhicules à heure et à temps plutôt que de se livrer à des analyses socio-politiques". Elle a ajouté qu'elle ne comprendrait pas qu'il n'y ait pas de sanction à l'égard de l'auteur.

Pour la ministre écologiste, cette analyse est insultante pour les mandataires politiques bruxellois et la caricature qu'elle contient est dangereuse car elle donne du grain à moudre à ceux qui, au nord du pays, voudraient prendre en main la gestion de Bruxelles.

© La Dernière Heure 2011

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