Belgique La préférence de la ville de Bruxelles et de la Région bruxelloise va au projet porté par Bam/Ghelamco.

Comme nous vous le révélions ce jeudi, le collège de la ville de Bruxelles et le gouvernement bruxellois ont annoncé, ce jeudi matin, qu’ils avaient choisi le consortium Bam/Ghelamco pour la construction de l’Eurostadium sur le parking C du Heysel. Le jury s’est essentiellement penché sur les questions liées à la mobilité et à l’urbanisme. Il n’a d’ailleurs pas la main sur la décision finale.

Au regard des nombreux critères imposés par un cahier des charges lourd de plus de 120 pages, ce jury a classé le consortium Bam/Ghelamco (modernisation du stade de Bruges, construction du stade de La Gantoise, Arena Stadium d’Amsterdam) en tête, juste devant le groupe Denys (prison de Haren, rénovation du stade Bernabeu du Real Madrid, construction du stade de Luxembourg ou de Cracovie) et, loin derrière, le plus gros constructeur belge Besix, pourtant spécialisé en construction de stades et de salles de congrès (stade olympique de Londres notamment) et très proche du Royal Sporting Club d’Anderlecht, club résident du futur Eurostadium.

Objet d’un lobbying intense, ville de Bruxelles et Région bruxelloise ont multiplié les réunions cette semaine. Elles se sont encore vues ce mercredi soir soir pour confirmer leur choix. La décision a été officialisée lors du collège de la ville de Bruxelles et du gouvernement de la Région bruxelloise. 

Place maintenant à la négociation avec l’heureux élu. Les autorités publiques se laissent néanmoins une marge de manœuvre assez large : elles se donnent en effet huit semaines pour changer leur fusil d’épaule en cas d’échec dans les discussions avec le consortium.

Parmi les impératifs , le futur Eurostadium - qui portera très certainement un autre nom - devra être construit pour 2019 au plus tard. Il comptera 60.000 places minimum, devra être équipé de 10.000 places de parking, devra pouvoir être aménagé en méga-salle de concerts et devra accueillir un club résident, le RSCA forcément. Coût de la construction : 300 millions d’euros !

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Anderlecht, résidant à 100 %

L’éviction du groupe belge Besix peut-il avoir une influence négative sur l’arrivée annoncée du Royal Sporting Club d’Anderlecht (RSCA) sur le plateau du Heysel ? Il est de notoriété publique que les liens entre le plus gros groupe de construction belge et le RSCA sont forts. Besix a même des parts dans le RSCA. Ces liens ne suffiront néanmoins pas à faire pencher la balance dans leur camp pour la simple et bonne raison que les trois consortiums ont tous signé un accord avec le club d’Anderlecht pour qu’il devienne le club résidant du futur Stade national. Aucun risque, donc, de voir un jour débouler le RWDM sur le plateau du Heysel…