Belgique

Le président du MR, Olivier Chastel, appelle, dans un communiqué diffusé lundi, le PS à cesser "la désinformation en matière de pensions". Il réagit ainsi aux propos tenus par le président socialiste, Elio Di Rupo, dans les pages de la Dernière Heure, à la veille d'une manifestation syndicale nationale contre la réforme des pensions.

M. Di Rupo dénonçait notamment "l'action destructive du gouvernement MR/N-VA (...) qui est en train de détruire la pension légale". "Il est faux de prétendre que les pensions vont diminuer", réagit Olivier Chastel, dans son communiqué. "En travaillant un peu plus longtemps, chacun se constituera des droits de pensions plus élevés", affirme-t-il. Le président du MR souligne que le gouvernement fédéral n'a pas touché à la durée de carrière pour prétendre à une pension complète, qui reste de 45 ans.

"L'âge légal a bien été reporté à 67 ans en 2030, mais pas plus aujourd'hui qu'en 2030, ceux qui ont une carrière complète ou exercent un métier pénible ne travailleront jusqu'à l'âge légal de la pension", martèle-t-il.

Le président du PS dénonçait lundi matin la politique en matière de pensions du gouvernement fédéral. Elio Di Rupo expliquait soutenir l'action des syndicats "car ce qui est en train de se produire est inimaginable". Il reproche notamment au gouvernement de ne plus prendre en compte la pénibilité du travail, mais aussi le système de la pension à points qui induirait, selon lui, de "l'incertitude pour les futurs pensionnés qui ne connaîtront pas le montant de leur pension avant la fin de leur carrière".

"En toute franchise, le gouvernement n'en est nulle part. (...) Pour l'instant, il n'y a strictement rien, aucune proposition concrète, en tout cas pour le volet concernant le secteur public", taclait-il encore.

La question de la pénibilité fait encore l'objet de discussion, le travail n'est pas terminé "et ces réformes, tant en matière de métiers pénibles que de pension à points, seront finalisées d'ici la fin de la législature", rétorque Olivier Chastel.

"Effrayer la population en déformant la réalité n'est pas une manière responsable de faire de la politique", conclut-il.