Belgique

La fermeture d’une partie du ring par la police a impacté fortement la circulation

La rentrée a démarré de façon dramatique ce lundi sur les routes belges. Deux accidents ont très tôt mis à mal le ring de Bruxelles. Le premier incident, qui a eu lieu vers 4h20 à hauteur de Wemmel sur le ring extérieur, aurait pu uniquement ralentir la circulation. Mais le résultat a été plus dramatique encore. Les embouteillages créés par l’encombrement de la chaussée à cet endroit ont abouti à un accident mortel impliquant trois camions.

Le troisième chauffeur a perdu la vie. L’homme, âgé de 50 ans et originaire de Bruges, n’a pas réussi à freiner à temps et est décédé après avoir embouti la queue d’un embouteillage qui s’était formé à cause du premier accident. "À la suite de ce premier accident, les chauffeurs de poids lourds ont dû fortement ralentir", a indiqué un porte-parole du parquet d’Hal-Vilvorde, Gilles Blondeau, "Les deux premiers camions ont réussi à freiner à temps mais le troisième est arrivé à toute vitesse sur le véhicule devant lui. Le chauffeur de ce troisième camion n’a pas survécu au choc."

Ce double accident a causé d’importants ralentissements durant toute la matinée sur le ring extérieur de Bruxelles. Une bande a été ouverte vers 11h45 sur le ring extérieur de Bruxelles soit plusieurs heures après le drame. La chaussée a été entièrement dégagée peu après 13 h. "Il y a eu un dépannage et la présence de pompiers. Il fallait également évaluer l’état de la voirie avant de permettre aux gens de repartir. Il y avait une déviation mise en place et une bande a aussi été libérée", explique le service presse de la police fédérale.

Un expert de la circulation et un médecin légiste sont descendus sur place afin de déterminer les circonstances exactes du drame. "Nous ne sommes pas descendus nous-mêmes sur place mais avons désigné des experts. Ils se déplacent le plus rapidement possible vers les lieux de l’accident", commente Gilles Blondeau pour expliquer les heures qui ont séparé l’accident et l’arrivée des experts sur les lieux.

Ce type d’accident reste donc très difficile à gérer pour les autorités, en témoignent les heures d’attente des automobilistes. On est loin de la promesse faite à l’époque par le ministre fédéral de la Mobilité Renaat Landuyt (SP.A) qui évoquait un laps de temps de deux heures maximum pour libérer le ring en cas d’accident. La fermeture du ring hier illustre le problème. "Fermer ou rouvrir le ring n’est pas si simple que cela. Il faut s’assurer que les gens puissent reprendre la route dans de bonnes conditions. Il y a toute une série d’intervenants qui ont des responsabilités dans ce domaine en fonction de l’incident. La police peut prendre la décision si cela relève de la sécurité routière via un commissaire divisionnaire par exemple. Mais les bourgmestres autour ont aussi cette possibilité si un plan d’urgence est déclenché. Le capitaine des pompiers a également son mot à dire en cas d’accident. Enfin, le gestionnaire des voiries doit donner son avis en cas de dégâts de voirie", détaille la police fédérale.