Belgique Avant la Coupe du Monde, Jan Jambon rappelle aux communes la nouvelle législation.

La Coupe du Monde se rapproche à grands pas et les communes s’affairent pour organiser les meilleurs rassemblements possibles. Les écrans géants vont en effet pousser comme des champignons ces prochaines semaines.

Et, avec ça, la sécurité devra évidemment être garantie. C’est d’ailleurs dans ce sens que les Affaires intérieures vont envoyer une circulaire aux bourgmestres pour leur rappeler la nouvelle législation. Celle-ci fait dix-huit pages et elle reprend les nouveautés dans l’organisation d’un tel événement, d’autant plus que la Belgique est toujours au niveau 2 sur l’échelle de la menace. Si le ministre précise que la circulaire n’est pas là pour limiter les festivités, il veut s’assurer que ce soit agréable et sûr, en sachant, indique toujours le ministre, que les communes n’ont pas forcément l’habitude d’organiser un événement qui peut amener un comportement typiquement lié au football : fauteurs de troubles ou criminels organisés.

Le fait d’être redescendu d’un niveau, par rapport aux précédentes éditions, sur l’échelle de la menace ne doit rien changer. "Cela ne signifie pas que vous ne devrez pas être plus alerte", a déclaré Olivier Van Raemdonck, porte-parole du ministre Jambon.

Concrètement, dans un souci de sécurité, Jambon mentionne surtout deux changements législatifs récents. "La loi de sécurité privée du 2 octobre 2017 permet aux sociétés de sécurité privées comme G4S et bien d’autres d’être déployées lors des matches de football de la Coupe du Monde sur grand écran. À l’entrée, elles pourront filtrer les fans mais chaque commune et chaque département de police doivent d’abord faire une analyse des risques, puis décider s’ils feront appel à ces compagnies ou non."

Autre nouveauté : les stewards. Ils peuvent désormais être utilisés pour des événements de ce type. Une condition : l’organisateur doit être un club de football ou une association de football. Si le jeu est diffusé sur un grand écran à l’intérieur du stade, ils pourront alors vérifier les sacs. Si le grand écran est à l’extérieur, ils ne sont pas autorisés à effectuer ces démarches. Dans ce cas, les tâches des commissaires restent limitées à la vérification des billets d’entrée et à l’orientation des supporters vers le poste de premiers soins et autres.

Jambon souligne que les Villes doivent décider à l’avance quels comportements elles toléreront. Parce que c’est typique pendant les matches de football sur un grand écran, certains faits conduisent rapidement à l’irritation, à la frustration et à l’escalade : projections de gobelets de bière, poussée progressive du public vers l’avant, jets d’urine, consommation de drogues, etc.

Dans la lettre envoyée par le ministère, Jambon rappelle en outre que les communes peuvent sanctionner le comportement inapproprié des supporters avec des amendes pouvant aller jusqu’à 350 euros. "Compte tenu des risques éventuels, il est recommandé d’empêcher les feux d’artifice et de les rendre répréhensibles, encore plus si la personne qui les utilise n’en a aucune connaissance et a déjà consommé une certaine quantité d’alcool", écrit Jambon. Ceci est également recommandé pour d’autres matériaux pyrotechniques tels que les bombes fumigènes et les feux deBengale.

Selon le porte-parole de Jambon, l’utilisation éventuelle de stewards et de gardes de sécurité privés ne signifie pas que moins de policiers seront déployés. "Mais elles soulagent le travail de la police."