Pas de réaction de Melchior Wathelet sur la possible fermeture définitive de Doel 3

Publié le - Mis à jour le

Belgique

"Si une fermeture de Doel 3, voire de Tihange 2, est nécessaire cette année-même, cela aura bien sûr une influence évidente sur les décisions qu'il faudra prendre"

BRUXELLES Le secrétaire d'Etat à l'Energie, Melchior Wathelet (CDH), n'a pas souhaité réagir vendredi à la suite de l'annonce par le directeur de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) d'une possible fermeture définitive de la centrale nucléaire de Doel 3.

"Nous nous exprimerons quand nous aurons reçu, normalement à la fin du mois d'août, les analyses au sujet de l'entretien de la centrale de Doel 3 et des éventuelles fissures qui existeraient dans la cuve du réacteur", déclare la porte-parole de Melchior Wathelet.

Le point sur la situation sera alors effectué et le secrétaire d'Etat décidera si des adaptations sont nécessaires. "Si une fermeture de Doel 3, voire de Tihange 2, est nécessaire cette année-même, cela aura bien sûr une influence évidente sur les décisions qu'il faudra prendre", ajoute la porte-parole.

Elia, le gestionnaire de l'électricité en Belgique, avait déclaré jeudi que le pays ne pouvait pas se passer de la capacité apportée par la centrale de Doel 3, soit 1.000 MW, en cas d'hiver rigoureux et prolongé, et si nos pays voisins ne sont pas en mesure d'exporter autant d'électricité que la Belgique en a besoin.

Elia avait ajouté que le problème serait encore accentué en 2015 lorsque les centrales nucléaires de Doel 1 et 2 seront mises à l'arrêt et que l'on perdra près de 900 MW supplémentaires.

Les résultats de l'inspection de la centrale Doel 3 attendus par AIB Vinçotte

L'étude des données récoltées lors des inspections menées par Intercontrole (filiale du groupe Areva) dans la centrale nucléaire de Doel n'est pas encore terminée et n'a donc pas encore pu être transmise à AIB Vinçotte International, a expliqué un responsable d'AIB Vinçotte à l'Agence Belga. Ce dernier a précisé que la technique employée lors de la dernière inspection ultrasonique des cuves des réacteurs, menée par Intercontrole, était nouvelle et employée pour la première fois en Belgique.

"La société AIB Vinçotte ne fait pas elle même le contrôle, elle est chargée de la surveillance de certains sites nucléaires belges, de la mise en oeuvre des inspections et de l'interprétation des résultats des contrôles. L'étude des informations récoltées par Intercontrole n'étant pas terminée, nous n'avons pas encore reçu les résultats à l'heure actuelle", a-t-il ajouté.

Les reflets observés lors de l'inspection ultrasonique peuvent provenir de fissures. Il ne s'agit toutefois pas d'une certitude. "Les résultats doivent encore être interprétés par notre société", explique-t-on chez AIB Vinçotte.

© La Dernière Heure 2012

Publicité clickBoxBanner