Belgique

Écolo dévoile son slogan de campagne. Et jure d'y entrer les mains libres...

BRUXELLES À gauche, une grosse flèche (rouge), qui marque la dégringolade façon indice boursier, puis s'écrase dans le sol. Sur sa droite, émergeant du même sol, une branche naissante. Et juste à côté, le slogan : Il est temps de passer dans le Vert.

Cette image et ce slogan, vous risquez de les voir souvent d'ici au 7 juin. Et pour cause : c'est sous cette bannière, dévoilée lundi, qu'Ecolo a choisi de mener sa campagne.

Passer au Vert, donc, et ... sortir du Rouge ? La question fait sourire les deux coprésidents d'Ecolo, Isabelle Durant et Jean - Michel Javaux, qui jurent qu'il n'y a "aucune allégorie" .

D'ailleurs, "si la flèche est rouge, c'est que toute flèche indiquant une chute de la bourse ou du prix des haricots est traditionnellement de cette couleur" , assure Isabelle Durant. Voilà pour la minute récréative.

Sur le fond de la question, la direction des Verts persiste et signe : elle va aux élections les mains libres. Vraiment ? À Bruxelles pourtant, sa régionale ne fait pas mystère de sa volonté de poursuivre l'expérience de l'Olivier menée depuis cinq ans avec le PS et le CDH. "Oui, mais" , rétorque en substance le tandem Javaux-Durant, "il y a PS et PS."

Traduisez : Bruxelles n'est pas Namur. "De quel PS parle-t-on ?" feint de questionner Javaux. "De celui qui préside le Parlement wallon ? De celui de la guerre Marcourt-Daerden ? De celui de Magnette ? À Bruxelles, au moins, on connaît les dossiers et on sait avec qui on les négocie..."

Pour le reste, Ecolo publie une liste de dix priorités sans réelle surprise : 10.000 nouvelles places dans les crèches, accélération du RER à Bruxelles et du tram à Liège, amélioration de la quantité et de la ponctualité des transports en commun, lutte contre les cumuls et le clientélisme... Les priorités - non chiffrées - balaient large.

Pour les mettre en œuvre, un détail à régler : "Sortir des élections avec un poids important pour pouvoir ensuite peser à l'égard des partenaires" . Bref, "il faut que l'électeur nous donne les moyens et la confiance nécessaires. Car nous, nous sommes prêts à prendre nos responsabilités" . Allez, on retente : avec quel partenaire ?... "On verra quand on passera du discours aux actes, en termes budgétaires..."



© La Dernière Heure 2009