Paul Magnette : "Pas de surenchère électorale"

Publié le - Mis à jour le

Belgique


Invité de l'Indiscret (RTBF), Paul Magnette s'est exprimé sur les thématiques ayant animé l'actualité de la semaine écoulée


BRUXELLES Revenant sur l'insécurité en Belgique, le ministre des entreprises publiques a déploré la "politique de surenchère dans une perspective purement électoraliste". Suivez son regard... Cette semaine, Vincent de Wolf avait dénoncé l'"irresponsabilité" de Joëlle Milquet au moment où l'OCAM relevait le niveau d'alerte à 3 sur une échelle de 4. Le libéral avait alors proposé de mettre sur pied un plan Vigipirate, comme c'est le cas en France. "A paris, avec ces militaires armés jusqu'au dents, je ne me sens pas à l'aise", a répondu le ministre Magnette, tout en assurant que le gouvernement "prend la chose (l'insécurité) au sérieux".

Réformer le rail belge

"Il y a eu des dérives", admet Paul Magnette en référence aux frais de consultances onéreux (120 millions/an), longtemps partie intégrante de la politique menée par les entités de la SNCB. La réforme des structures est dès lors centrale. On passerait de trois à deux entités en supprimant les doublons et en clarifiant les responsabilités de chacun.

Un plan d’investissement est à l'étude. Il vise à financer de nouveaux appareillages, gage de sécurité sur le rail et de qualité de l'offre.

Plafonner les salaires des managers

Dans ce domaine là aussi, le ministre Paul Magnette souhaite que l'on revienne "au raisonnable" et combatte les "dérives". "Il convient de remettre des règles et de la transparence". A commencer par le service publique, qui emmènerait dans son sillage le secteur privé à "faire attention" aux rémunérations de ses dirigeants.

Paul Magnette sera-t-il candidat bourgmestre à Charleroi ? Il a botté en touche : "Je n'ai pas l'esprit à ça, on n'est pas en campagne pour le moment."

© La Dernière Heure 2012

Publicité clickBoxBanner