Belgique Cette mesure, proposée par le PS, a été refusée par le MR et le CDH. Déborah Géradon (PS) refuse de laisser tomber.

152 euros par an. Le prix d’une télé redevance. C’est le coût supplémentaire annuel que représente un abonnement de bus Tec (accès à tout le réseau) pris mensuellement plutôt qu’annuellement pour un jeune (12-24 ans). Logique dans la plupart des secteurs. Mais les Tec sont un service public, comme le rappelle le PS. Ainsi, les socialistes ont proposé de vendre l’abonnement mensuel au même prix que l’annuel. Les familles s’abonneraient pour un an, mais en échelonnant leur paiement mensuellement. Tout en bénéficiant du prix annuel.

"Actuellement, on est face à une inégalité flagrante !", s’insurge Déborah Gérardon (PS), députée wallonne, auteure de la proposition. "Des familles capables de sortir 280 euros de leur poche pour payer un abonnement annuel de bus, il n’y en a pas tant que ça. D’autant que le paiement a lieu en septembre, à la rentrée scolaire : la période où la pression financière est la plus forte sur les familles !"

Or, il y a deux semaines, le Parlement a refusé de voter la proposition socialiste. Carlo Di Antonio (CDH), ministre des Transports publics, a cependant fait un pas dans la direction du PS : il a introduit une proposition pour un abonnement sur une base de six mois, et non d’un an.

Il nous revient de source gouvernementale qu’au sein de la SRWT les administrateurs socialistes se sont opposés à cette proposition. "L’abonnement semestriel est une avancée, mais c’est insuffisant. La SRWT nous a dit que notre proposition aura un coût. Bien sûr, cela représente l’argent que l’on gagne sur la tête des familles ! Mais nous ne laisserons pas tomber et reviendrons à la charge pour amender le projet", reprend Déborah Gérardon.

De son côté , le cabinet de Carlo Di Antonio rappelle que le bus reste gratuit pour les enfants de moins de 12 ans et que des tarifs spécifiques existent pour les familles nombreuses. "Nous faisons déjà beaucoup. Mais le système d’abonnement mensuel avec paiement échelonné proposé par le PS nécessitera toute une gestion logistique, des frais administratifs pour le suivi des factures impayées, qui à terme risqueraient de se répercuter sur le prix des billets."