Belgique

La manifestation pour le pouvoir d'achat et la solidarité sociale dans les rues de Bruxelles a rassemblé samedi 18.000 personnes, selon la police


BRUXELLES Les dirigeants syndicaux ont lancé un appel pressant aux mondes politique et patronal après la manifestation nationale. Ils exigent que le gouvernement s'occupe des affaires qui touchent les gens de près et trouvent inacceptable la modération salariale prônée par le patronat.

La secrétaire générale du syndicat socialiste FGTB, Anne Demelenne, tout comme le président de la FGTB, Rudi De Leeuw, pensent que la manifestation est un signal aux politiciens pour qu'ils s'occupent des vrais problèmes des gens, à savoir le pouvoir d'achat et l'emploi.

"Cela fait 6 mois que nous avons voté et toujours pas de gouvernement. Six mois que les prix des carburants, des denrées alimentaires, flambent. Cette crise n'entame pas que notre patience. Elle coûte très cher à la collectivité", a notamment indiqué Anne Demelenne.

Elle a conclu son allocution en indiquant qu'il faut rétablir la confiance entre tous les citoyens, du Nord, du Sud ou de Bruxelles". La FGTB déclare que la modération salariale est également "inacceptable".

Du côté du syndicat chrétien, le secrétaire général de la CSC, Claude Rolin, et le président de la CSC, Luc Cortebeeck, estiment également qu'il est urgent de s'occuper des vrais problèmes de la population.

"D'un côté, nous voyons un monde politique incapable de s'entendre pour former un gouvernement et presque totalement obnubilé par le seul enjeu institutionnel. D'un autre côté, il y a notre vie d'allocataire social ou de salarié qui se décline avec des fins de mois de plus en plus difficiles", a indiqué Claude Rolin.

"Cette manifestation est une étape importante, mais les responsables, tant politiques qu'économiques, doivent savoir que si notre voix n'est pas entendue, il y aura d'autres actions, plus importantes encore", a-t-il ajouté.