Belgique

La campagne électorale pour le mayorat d'Anvers a connu un nouvel épisode ce week-end avec la révélation, dans De Morgen vendredi, d'un accord entre des firmes publicitaires et la communauté juive hassidique (ultra-orthodoxe) pour ne pas afficher en rue de publicités pour de la lingerie féminine. Le Forum des Organisations juives a dit n'être pas au courant d'un tel accord. "Que des individus aient des problèmes avec (ces affiches) et qu'il y ait du vandalisme pour cette raison, c'est vrai que ça existe. On le voit d'ailleurs dans toutes sortes d'autres communautés religieuses. Mais la communauté hassidique dans son ensemble, ça me paraît improbable", a commenté le président du Forum, Raphael Werner.

De Morgen ajoutait que le bourgmestre Bart De Wever, président de la N-VA, était lui-même intervenu dans cet accord, mais ce dernier a démenti par la voix de son porte-parole, assurant lui aussi ne pas avoir connaissance d'un tel règlement. "On peut trouver cela préoccupant, mais tant qu'un tel accord privé entre dans le cadre des dispositions légales, nous n'avons pas à nous prononcer", avait ajouté ce porte-parole.

Mais pour la candidate sp.a Yasmina Kherbache, cette position n'est pas défendable. "L'espace public appartient à chacun, il ne peut être scindé selon les désirs de l'un ou l'autre groupe. Le bourgmestre s'enfouit la tête dans le sable", a-t-elle dénoncé sur le plateau du Zevende Dag (VRT).

La tête de liste CD&V Kris Peeters, récemment affaibli par l'annonce sur sa liste, puis le retrait, d'un candidat juif hassidique aux thèses et comportements sexistes, a affirmé sur VTM son opposition à toute interdiction de publicités dans certains quartiers.

"Il s'agit ici d'une firme privée qui a passé des accords avec des habitants. Le politique n'est intervenu en aucune manière", a réaffirmé de son côté la N-VA Annick De Ridder.

Côté francophone, l'invitation sur le plateau d'"On n'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi) d'un candidat du parti Islam aux thèses et comportements sexistes a là aussi suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, notamment pour non-respect du cordon sanitaire médiatique appliqué aux partis non-démocratiques.