Belgique

La rentrée parlementaire s’annonçait explosive, ce jeudi. Elle devrait finalement être assez terne. L’opposition aurait voulu que le Premier ministre Charles Michel (MR) vienne s’expliquer sur la décision de son secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), de collaborer avec le Soudan, un pays pourtant dictatorial, en vue d’organiser le rapatriement de demandeurs d’asile. Mais les deux hommes sont à New York pour le moment. La grande explication n’aura donc lieu que mardi prochain, en commission de la Chambre.

Depuis sa prise de fonction, Theo Francken a multiplié les polémiques (lire ci-contre). Le plus souvent par ses déclarations tapageuses, parfois en raison de la politique très ferme qu’il mène. Pourtant, la place du nationaliste dans l’exécutif n’a jamais réellement vacillé. Pour au moins quatre raisons.

1 Le faire tomber, c’est déstabiliser tout le gouvernement

Theo Francken est un pilier de la N-VA. Il est le favori pour succéder à Bart De Wever lorsque celui-ci quittera la présidence - sans doute en 2019. Dans l’immédiat, sa forte popularité (dans les trois Régions du pays) est bénéfique pour tout son parti. Sa politique de l’Asile permet à la N-VA de démontrer qu’elle est une formation gestionnaire, capable de mettre ses velléités institutionnelles en veilleuse si cela permet, selon la rhétorique nationaliste, de répondre aux attentes des Flamands.