Belgique

La réunion plénière autour du préformateur s’est achevée ce dimanche vers 3h30. Aucune avancée n’a été faite sur les dossiers BHV et Bruxelles.

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BRUXELLES La préformation n'est pas sortie de l'impasse dans la nuit de samedi à dimanche, après dix heures de discussion. La réunion plénière à laquelle ont pris part les sept partis pressentis pour soutenir une réforme de l'Etat (PS, cdH, Ecolo, N-VA, CD&V, sp.a et Groen!) s'est achevée vers 4h et les négociateurs se sont quittés sans trouver d'accord sur les dossiers de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde et de Bruxelles. Le préformateur Elio Di Rupo attend maintenant un signal de "l'un ou l'autre parti", c'est-à-dire, à croire différentes sources proches des négociateurs, de la N-VA.
La réunion était prévue samedi à 16h mais elle a été reportée à deux reprises et les sept partis se sont retrouvés vers 18h au cabinet de la vice-première ministre Joëlle Milquet. M. Di Rupo a mis sur la table une nouvelle proposition de solutions après les blocages survenus jeudi et vendredi. Celle-ci a évolué au fil de la soirée sans toutefois convaincre tous les participants, en particulier la N-VA. Le préformateur a finalement constaté l'impasse.

Vers 3h30, les journalistes présents ont pu voir sortir le président de la N-VA, Bart De Wever, suivi quelques instants plus tard de celui du CD&V, Wouter Beke. Les autres présidents ont quitté la réunion au compte-gouttes une dizaine de minutes après les deux premiers.

Par la voix de sa porte-parole, M. Di Rupo a fait savoir que les points de vue restaient inconciliables et qu'il n'entendait pas organiser une nouvelle réunion.

"Après de longues discussions, le préformateur a fait une nouvelle proposition. Il a constaté que les points de vue n'étaient pas conciliables. Aucune nouvelle réunion n'est programmée. A défaut de recevoir un signal de l'un ou l'autre parti qui permette de redonner l'espoir d'un consensus, le préformateur en tirera les conséquences", a déclaré la porte-parole.

Comme à l'accoutumée, la discrétion était de mise à l'issue de la réunion. A certaines sources, la N-VA était néanmoins visée et c'est d'elle que le signal évoqué semblait attendu. Selon certains négociateurs, M. De Wever aurait demandé une journée de réflexion.

A d'autres sources, l'analyse était différente. L'un des points de blocage serait toujours le refinancement de Bruxelles, que certains veulent ou sont prêts à accorder de façon structurelle à la Région sans attendre une révision de la loi de financement alors que pour d'autres, en particulier la N-VA, un refinancement structurel n'est concevable que par le biais d'une révision de la loi de financement.

Le "signal" attendu de la N-VA suscitait aussi un certain scepticisme et était considéré comme un jeu politique visant à renvoyer la balle dans le camp de la N-VA. Si un signal devait être donné, il l'aurait été au cours des presque dix heures de discussion de la nuit, faisait-on remarquer dans l'entourage de certains négociateurs, qui se montraient pessimistes.