Préprintemps des réformes au MR

Ed. F. Publié le - Mis à jour le

Belgique

CONGRÈS

Le MR a examiné son avenir à la loupe

LIÈGE “J’ai tenu ma promesse” , se réjouissait Didier Reynders ce dimanche à la sortie de l’assemblée dominicale liégeoise du MR. Sa promesse ? Celle prononcée l’été dernier de redynamiser le parti en passant par ce qui en est sa force vive : ses militants de base.

Et les consultations tous azimuts ont été nombreuses ces derniers mois. Les propositions aussi qui ont finalement abouti sur la table de travail de Richard Miller, le grand charpentier du renouveau réformateur. “Plus de 3.000 !”, rappelait-on ce dimanche à Liège, sans comptabiliser les interventions du jour.

En attendant ce grand congrès libéral programmé au mois de juin prochain, il s’agissait donc de faire le point sur le travail accompli. Autour du président du MR au palais des Congrès de Liège, Richard Miller, bien sûr, mais aussi les figures de proue du mouvement : Willy Borsu, Olivier Maingain, Gérard Deprez ou Katryn Jadin, la présidente du PFF, l’aile germanophone du parti libéral.

“Le temps est à la mobilisation et à l’union sans faille” , a notamment dit Didier Reynders qui a également abordé différents thèmes d’actualité. La société interculturelle, par exemple, ou la liberté des cultes et ses corollaires : “Nous n’avons pas à émettre de critiques sur le choix d’un primat de Belgique par le pape, comme nous attendons que les choix politiques ne soient pas mis en cause par un radicalisme politique d’où qu’il vienne…”

Le pont est vite jeté pour rejoindre cet autre grand débat de société également présent dans l’appel réformateur, celui qui porte sur le port des signes convictionnels ostentatoires à l’école ou dans l’administration. “Dans la sphère privée, chacun agit en fonction de ses aspirations culturelles. Mais, pour nous, l’impartialité de l’État et l’égalité entre les hommes et les femmes sont des exigences non négociables” , estime-t-il en appelant à un dialogue avec des musulmans désireux de développer un Islam européen respectueux des valeurs qui sont le socle de notre vivre ensemble ”.

Également au programme, ce petit rappel au credo économique libéral – “libérer et encourager les initiatives” – assorti d’une mise en garde : “Nous ne serons jamais aux côtés de ceux qui privilégient leurs profits sans considérations pour le capital humain de leur entreprise.” Suivez son regard; il porte vers Jupille et Louvain où “AB InBev donne un exemple regrettable de choix peu respectueux d’un vrai modèle de développement”.

Restent encore d’autres interventions à porter au crédit de ce préprintemps des réformes. Celle de Mme Bertiaux sur l’école, par exemple, avec ce constat qui sonne pourtant comme une évidence. “Pour réussir à l’école, il faut d’abord travailler !”



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