Belgique Quelque 88 % des implantations scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont connectées à Internet, révèle une enquête.

Quelque 88 % des implantations scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont connectées à Internet et 45 % des classes y ont accès, via le réseau filière ou via le wi-fi. Si l’on établit la distinction entre établissements primaires et secondaires, on constate que 40 % des classes de l’enseignement fondamental et 51 % des classes de l’enseignement secondaire ont accès à une connexion, révèle une enquête menée par l’Agence du Numérique (AdN) dont la publication est prévue pour début février.

La Fédération Wallonie-Bruxelles et les Régions wallonne et bruxelloise ont récemment effectué une enquête afin de fournir un cadastre précis des équipements numériques en Fédération Wallonie-Bruxelles. Une enquête qui a permis d’évaluer l’importance du parc d’équipements informatiques dans les établissements scolaires et d’examiner la façon avec laquelle celui-ci est utilisé par la communauté éducative. Au final, près de 90 % des écoles disposent d’une ou plusieurs classes connectées à Internet. C’est ce qu’a indiqué la semaine dernière la ministre Marie-Martine Schyns (CDH) à plusieurs députées l’interrogeant sur la stratégie numérique dans les écoles.

Des chiffres qui n’ont pas pleinement convaincu les parlementaires concernées, celles-ci faisant notamment valoir que le matériel concerné est parfois obsolète, pas ou peu utilisé ou non fonctionnel. "J’ai visité beaucoup d’écoles lors de fonctions antérieures et, bien que les établissements possèdent de l’équipement numérique, l’outil ‘moisit’parfois dans un coin. Parfois, un seul enseignant ou une seule classe connaît l’ensemble du dispositif", indique Olga Zrihen (PS). "Il y a l’exemple d’une école cominoise qui, après avoir répondu à un appel à projets, avait obtenu un financement. Or, depuis septembre, l’établissement tente d’installer une connexion correcte dans l’intégralité du bâtiment. Le référent devient fou, car le chantier est trop complexe", rapporte Mathilde Vandorpe (CDH).

Certains enseignants seraient parfois obligés de partager leur propre connexion 3G. "Certaines classes, telles que les laboratoires, ont réellement besoin d’une connexion, car le professeur utilise un tableau interactif, mais cela s’avère impossible. Les enseignants doivent alors partager leur propre connexion 3G afin d’avoir du réseau. Ces conditions de travail sont invraisemblables", estime la députée humaniste.

Le Pacte d’excellence intègre fortement la composante emploi-formation-enseignement et les aspects numériques qui y sont liés. Les élèves devront posséder les compétences numériques pour s’insérer adéquatement dans le marché de l’emploi, a rappelé, de son côté, Marie-Martine Schyns. "Les groupes de travail chargés d’élaborer les référentiels du futur tronc commun se sont mis au travail dès le début du mois de janvier, les groupes de travail chargés de la rédaction", a-t-elle fait savoir.