Belgique En 14 jours, les agents en grève ont déjà perdu l’équivalent d’un mois de salaire complet, affirme Manuel Lamoline.

"Nous ne poursuivons pas ce mouvement de grève juste pour le plaisir de nous croiser les bras" , s’exclame le président de la délégation CGSP de la prison de Lantin. Le ton est donné. Manuel Lamoline assure ainsi que ce mouvement est soutenu par de nombreuses familles de détenus. "Ils savent que le plan de Koen Geens aura aussi des répercussions à l’avenir sur les heures de visite. On leur a expliqué et beaucoup nous comprennent et nous soutiennent" , affirme Manuel Lamoline.

Et le syndicaliste d’ajouter que cette protestation va coûter cher, très cher. "En 14 jours de grève, on sait déjà qu’on perd un mois de salaire. Avant, les jours de grève étaient déduits des primes de fin d’année, etc. Avec le nouveau gouvernement, ces jours sont directement prélevés du salaire. On perd ainsi un mois de salaire. C’est énorme mais on le fait pour la bonne cause", poursuit le président de la délégation CGSP-Lantin.

Certes, par jour de grève, les agents perçoivent une compensation syndicale de 30 euros par jour. Mais ce n’est pas cela qui aide, s’exclame notre interlocuteur. "Ces 30 euros, on les dépense pour les déplacements jusqu’à l’entrée de la prison, pour manger sur place, etc.".

Pour ce qui est des tensions avec les secrétaires permanents, Manuel Lamoline dit, pour sa part, soutenir Michel Jacobs : "Ce n’est pas évident de passer des heures à négocier au cabinet, avec le ministre de la Justice. En ce qui me concerne, il a mon soutien".

Pour rappel, certains ont réclamé la démission des secrétaires permanents, leur reprochant de mauvaises négociations. Mais Michel Jacobs, par exemple, n’a nullement l’intention de quitter son poste. "Je n’ai commis aucune erreur", nous a répété le secrétaire permanent CGSP ce dimanche, par téléphone.