Belgique

Syndicats et détenus dénoncent le manque de rigueur au sein de la nouvelle prison de Marche. En cause: l'absence de ligne de conduite claire, ainsi que l'insécurité liée au mode de fonctionnement en milieu ouvert et au manque d'effectif. Plusieurs gardiens ont demandé leur mutation. Pascal Longrée, délégué CSC à la prison de Marche, dénonce l'absence de nomenclature de fonctionnement concernant l'établissement. "Les gardiens sont tous originaires d'établissements différents, fonctionnant selon leurs propres lignes de conduites. Et cela pose parfois quelques problèmes au niveau de la coordination. Aussi bien pour nous que pour les détenus, auxquels on répond tantôt 'oui', tantôt 'non'. Il arrive même que l'on soit informé des changements de programme par les détenus."

Autre pierre d'achoppement: le sentiment d'insécurité lié à l'organisation en milieu ouvert de la prison. "Pour certains gardiens habitués aux milieux fermés, travailler dans un environnement ouvert tel que celui-ci ne fonctionnera jamais", affirme Joël Feuillet, délégué CGSP. Plusieurs agents ont demandé leur mutations, a-t-on appris auprès des syndicats. Selon le délégué CGSP, une dizaine de gardiens devraient quitter la prison marchoise d'ici l'été 2014.

Soutenu par une partie du personnel, le directeur de l'établissement, Frédéric De Thier, dresse quant à lui un bilan positif des premières semaines d'activité de la prison.

Inauguré le 17 octobre dernier, l'établissement carcéral marchois compte actuellement un peu plus de 200 détenus, pour une capacité maximale de 312 places.