Belgique

Un des suspects dont la chambre du conseil de Malines avait décidé fin juin de la remise en liberté sous bracelet électronique, en raison des difficiles conditions de détention en pleine action de grève du personnel pénitentiaire, va devoir finalement rester sous les verrous.

La décision de libération de cette personne en détention préventive a été révoquée jeudi par la chambre des mises en accusation d'Anvers. Fin juin, la chambre du conseil de Malines avait opté pour la libération, avec éventuellement mise sous bracelet électronique, de plus d'une dizaine de personnes détenues, le président de la chambre jugeant que leurs conditions de détention n'étaient pas dignes, dans le contexte d'une action de grève du personnel pénitentiaire. Il pointait qu'il n'était pas certain que les détenus puissent prendre une douche, faire une promenade ou recevoir la visite de membres de leur famille ou de leur avocat.

Pour une majorité de ces cas, le parquet avait décidé d'aller en appel, renvoyant donc vers la chambre des mises en accusation la question de la libération éventuelle des individus concernés. Cette dernière a révoqué jeudi une décision de remise en liberté sous bracelet électronique d'une personne en détention préventive. Vendredi, 5 autres individus comparaîtront devant la chambre des mises en accusation.