Belgique Dès 2019, les enseignants, aujourd’hui formés en 3 ans, seront formés en 4 ans. Une mesure dont la réalisation divise l’exécutif.

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avait prévu ce mercredi une conférence de presse pour présenter l’accord entre les deux partenaires de la majorité, le PS et le CDH, sur l’allongement de la durée des études pour enseignants dans le maternel, le primaire et le secondaire inférieur.

Une formation que l’accord de majorité prévoit de faire passer de trois à quatre ans dès 2019, mais dont le coût, mais aussi la mise en place (sur les éventuelles collaborations à activer entre universités et hautes écoles) divise tellement que la conférence de presse a été annulée.

Rallonger la durée des études d’enseignant, car l’actuelle formation de trois ans ne suffit plus à leur transmettre toutes les clés suffisantes pour faire face aux défis toujours plus nombreux et importants auxquels ils sont confrontés. Un chantier urgent et pour lequel la Belgique francophone a pris du retard par rapport aux autres pays européens, où les enseignants sont généralement formés en quatre ans.

L’idée avait d’ailleurs été lancée en 2011 par Jean-Claude Marcourt (PS), déjà ministre de l’Enseignement supérieur, mais tarde à trouver sa concrétisation. L’enjeu pour la majorité rouge-romaine est d’une part de se mettre d’accord sur le système qui permettra de valoriser financièrement l’année d’étude supplémentaire sans plomber les finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

D’autre part , la réforme prévoit une formation en trois ans en haute école, puis un an minimum en université, avec au bout du compte un seul diplôme. La question sensible est donc la suivante : quelles hautes écoles seront autorisées à collaborer avec quelles universités ?

Le PS préférerait restreindre les possibilités en fonction des bassins géographiques, tandis qu’au CDH, on préférerait donner la liberté aux hautes écoles de choisir où leurs étudiants pourront se rendre.

Du côté des syndicats, la CGSP se dit optimiste et espère un accord dans un avenir proche, tandis que la CSC rappelle qu’il n’y aura pas de rallongement des formations sans la revalorisation qui va avec.