Belgique

Rebondissement inattendu pour l'affaire Benalla qui éclabousse la présidence d'Emmanuel Macron. Elle a des répercussions en Belgique.

L'histoire débute par une publication d'une organisation non gouvernementale belge de tweets concernant le Benallagate explique la RTBF. Cet article tentait d'expliquer comment certaines personnes tentaient d'influencer l'opinion publique par l'intermédiaire des réseaux sociaux.

Révélée par le journal Le Monde, "l'affaire a occupé Twitter en ce mois de juillet dans des volumes que nous n’avions presque jamais croisés auparavant" pointe l'étude, ajoutant que "ce volume a également été fortement amplifié par un petit nombre de comptes". 1% des comptes ayant publié 47 % du contenu global sur ce dossier, qui dépasse en termes de volume le hashtag #BalanceTonPorc par exemple.

Dans cette étude apparaissent ainsi les auteurs de tweets, leur activité sur le réseau social avec une désinformation avérée ou non, et une attribution d'appartenance à un mouvement ou une idéologie politique.

Nicolas Vanderbiest, le co-fondateur de l'ONG EU DisinfoLab, avait été couvert de critiques à la suite de la publication de cette étude, qui visait à cerner l'information de la désinformation dans l'affaire Benalla.

En effet, de nombreuses personnalités politiques, Marine Le Pen ou encore Jean-Luc Mélenchon en tête, avaient crié au fichage de leurs informations car elles s'étaient retrouvées sans leur approbation dans cette étude. Elles avaient, en réaction, déposé plainte à la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés, l'organe français pour la protection de la vie privée.

Le doctorant à l'UCL et expert en réseaux sociaux s'était ensuite défendu affirmant que "toute donnée sur Twitter est une donnée publique", tout en diffusant sa méthodologie "par souci de transparence". Une méthodologie qu'il avait déjà utilisée à l'époque des élections présidentielles françaises de 2017 ou encore sur la polémique du burkini en France.

Vendredi dernier, Nicolas Vanderbiest a décidé de se livrer à une carte blanche sur le site Medium.com et sur son compte Twitter face au déferlement de violence et d'insultes qu'il a subi.

"Je suis passionné, trop. Je ne suis ni un facho, ni un barbouze" se défend le doctorant, qui a en outre décidé de cesser ses activités à l'UCL, "qui ne doit pas souffrir de mes activités bénévoles et de leur portée."

"Je suis guidé par les valeurs démocratiques et mon aveuglement au service de la lutte contre la désinformation ne m’a pas permis de mesurer la portée de mes actes. Toutes mes excuses à ceux et celles que j’ai pu heurter."

L'UCL, en période de congé académique, n'a pas encore réagi à ce dossier.