Razzia flamande sur les nominations

S.Ta. Publié le - Mis à jour le

Belgique

Les principaux ministres du gouvernement fédéral sont tombés d’accord, dimanche, sur la nomination attendue de longue date de quelques top managers pour 5 entreprises publiques. Les CEO suivants ont donc été nommés : pour la SNCB, c’est Frank Van Massenhove, qui dirigeait précédemment le SPF Sécurité sociale, qui a été choisi. Il est étiqueté SP.A.

Chez Infrabel, Luc Lallemand rempile pour un nouveau mandat. Il est étiqueté PS. Au SFPI, on ne change pas non plus puisque c’est Koen Van Loo (Open VLD) qui reste en place.

Du changement à la Loterie Nationale puisque c’est Jannie Haek (SP.A) qui quitte la SNCB Holding pour prendre la tête de l’entreprise publique. Enfin, chez Belgocontrol, c’est Johan Decuyper qui devient CEO. Étiqueté CD&V, il est actuellement chef de cabinet d’Hendrik Bogaert.

Le gouvernement restreint a également procédé à la nomination des présidents de CA pour Infrabel (Christine Vanderveeren, CD&V); Belgocontrol (Renaud Lorand, PS); SNCB (Jean-Claude Fontinoy, MR) et SFPI (Laurence Bovy, PS).

L’ancien ministre (CD&V) Stefaan De Clerck sera, pour sa part, proposé comme président du Conseil d’administration de Belgacom.

Le second accord d’importance négocié par les membres du Conseil des ministres restreint porte, lui, sur la rémunération de ces fameux top managers (l’accord ne concerne que les nouveaux nommés). Un débat qui ne cesse de rebondir depuis que Paul Magnette (parti depuis lors présider le PS) a annoncé un plafond de ces rémunérations.

Le gouvernement s’est donc entendu sur le montant annoncé depuis quelques mois déjà, à savoir une rémunération maximale de 290.000 € avec :

Une partie fixe de maximum 200.000 €.

Une partie variable de maximum 60.000 € (30 % de la partie fixe) qui ne pourra être octroyée qu’en cas d’atteinte de l’ensemble des objectifs de performance.

D’autres avantages (mise à disposition d’un véhicule ou d’autres types de matériel, octroi d’une pension complémentaire, remboursement de frais, etc.) pour un montant maximum 30.000 € (15 % de la partie fixe).

"Une dérogation sera possible en fonction du nombre de membres du personnel de l’entreprise ou de l’institution, de la position concurrentielle ou d’éléments exceptionnels. Dans pareille situation, un supplément de maximum 10 % de la rémunération totale pourra être octroyé au top manager", explique le ministre Jean-Pascal Labille, ministre fédéral en charge des Entreprises publiques.

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