Belgique Le député Mathieu Daele présente des cas concrets de familles wallonnes défavorisées par la réforme qui interviendra dès 2019.

Il y a deux mois, la première mouture de la réforme des allocations familiales a été présentée par Maxime Prévot (cdH), ministre wallon en charge de l’action sociale. En bref, elle prévoit un montant unique de 155 € par enfant, peu importe son rang familial, et ce jusqu’à ses 18 ans. Ensuite, le montant sera augmenté à 165 €. La reforme a séduit de nombreux observateurs. Mais certains points restent problématiques. Ecolo estime ainsi, exemples à l’appui, que cette version "est insuffisante pour réellement lutter contre la pauvreté". Ils ont produit une note qui en relève les points faibles et nomme le principal "effet pervers palier". "Ce nouveau système crée des effets pervers, via les suppléments sociaux qui sont octroyés", lance Mathieu Daele, député wallon (Ecolo) et auteur de la note.

En effet, si vous gagnez moins de 30.000 euros bruts de revenus par an, vous pourrez prétendre à un supplément social de 55 € par enfant, plus éventuellement, 20 € par enfant pour les familles monoparentales, et 35 € par enfant, dans une famille nombreuse (plus de trois enfants). "Je prends l’exemple d’une maman qui élève seule ses trois petits garçons et qui gagne 29.900 €. Pourvu, surtout, qu’elle ne gagne pas un petit peu plus!", reprend Mathieu Daele. " Car si par malheur, son patron décide de l’augmenter, même légèrement, elle dépasse le seuil des 30.000 €. Et cela représentera 165 euros d’allocations par mois en moins dans sa poche, ou 980 euros par an."

(...)

Découvrez la suite de cet article dans notre Edition Abonnés. Si vous n'êtes pas encore inscrit, découvrez nos offres et nos tarifs ci-dessous.