Belgique

L'Unécof souhaite maintenir le bachelier pour les instituteurs maternels

BRUXELLES L'Union des Etudiants de la Communauté française (Unécof) s'est déclarée lundi "sceptique" et "mitigée" après avoir pris connaissance par la presse du projet du ministre de l'Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt (PS), de réforme des études pédagogiques.

D'une part, l'Unécof n'est pas défavorable à l'instauration d'un examen de français obligatoire mais non contraignant, "à partir du moment où cette épreuve reste non contraignante", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

L'Unécof rappelle aussi qu'elle souhaite aller plus loin dans cette démarche en instaurant un test d'entrée diagnostique obligatoire, local, anonyme et non contraignant à l'entrée de l'ensemble des études supérieures. "Ce test aurait pour but d'informer l'étudiant quant à ses forces et ses faiblesses, afin qu'il puisse, conscient de celles-ci, faire le choix de poursuivre ces études-ci ou d'autres, plus adaptées à ses compétences", souligne l'association.

D'autre part, l'Unécof se dit consciente des exigences européennes quant à l'harmonisation demandée et est favorable à une réforme des programmes de la formation pédagogique.

Cependant, l'organisation souhaite que ces changements et l'éventuel allongement des études se fassent de façon "intelligente et cohérente".

L'Unécof souhaite maintenir le bachelier pour les instituteurs maternels. Le passage à 5 ans dans les autres cas doit permettre de perfectionner les connaissances théoriques dans le cadre du bachelier et augmenter le nombre de stages dans le cadre du master.

Enfin, l'Unécof tient à mettre en avant son inquiétude quant à diverses contraintes qu'amènerait cette réforme et notamment son financement.

© La Dernière Heure 2012