Belgique

La FGTB a lancé mardi, à l'issue d'une réunion de son bureau fédéral, un appel non pas à une grève générale, mais à une journée d'action décentralisée, le 2 octobre prochain, en front commun syndical, en faveur "d'une pension décente prise à un âge raisonnable".

Cette journée d'action prendra la forme de "manifestations diverses" et "d'actions de sensibilisation au niveau régional", comme la distribution de tracts, mais pas la forme d'une grève générale comme en avait émis le souhait dans les colonnes du Soir le président du syndicat socialiste, Robert Vertenueil. Ces actions seront couvertes par un préavis de grève.

De plus, le syndicat socialiste prévoit d'interpeller directement les employeurs. "Dans les semaines à venir, des délégations FGTB de divers secteurs rendront visite aux responsables des fédérations patronales dans le but de leur dire clairement qu'il grand temps de donner ses chances à la concertation sociale, entre autres par rapport aux pensions des travailleurs ayant exercé un métier pénible", explique-t-on.

Du côté de la CSC, on précise qu'un bureau de rentrée se réunira le 11 septembre pour analyser en profondeur l'accord estival du gouvernement fédéral et pour se pencher sur la forme que prendront les actions décentralisées prévues le 2 octobre.

Quant au ministre fédéral de l'Emploi, Kris Peeters, il s'est réjoui qu'il n'y ait finalement pas de grève. "La grève est le dernier recours, d'abord s'asseoir autour de la table. L'invitation à la concertation demeure", a-t-il tweeté.

La FGTB compte également soumettre, "dans les jours à venir et après concertation avec les autres syndicats", un "plan d'action d'envergure" qui "doit conduire à un changement de cap radical de la politique gouvernementale et du comportement des employeurs." Ce plan d'action sera mis en œuvre après le 2 octobre.

A cet égard, le syndicat socialiste exige "un régime de pension équitable pour les travailleurs avec un métier pénible, pour qu'ils puissent partir plus tôt à la pension sans perte de pension; une marge pour de réelles augmentations salariales (entre autres un relèvement des salaires minimums) sans toucher aux augmentations barémiques; une liaison "des allocations sociales à l'évolution du bien-être", une augmentation sensible de tous les minima afin de les porter au-dessus du seuil de pauvreté, ainsi que davantage de stabilité d'emploi et de sécurité juridique pour tous les travailleurs, "tout en respectant le statut des agents de la fonction publique".

La FGTB estime en outre que les mesures annoncées dans le cadre de l'accord estival du gouvernement fédéral "constituent une étape supplémentaire dans le démantèlement" des acquis sociaux et des systèmes de protection sociale.