Belgique

Le président du PTB, Peter Mertens, a une nouvelle fois critiqué dimanche les options prises par le gouvernement fédéral en matière de réforme des pensions et réclamé une revalorisation de la pension minimale à 1.500 euros par mois.

Il a également répondu, lors de la Fête de la Solidarité, ManiFiesta, organisée par son parti à Bredene (Flandre occidentale), aux propos tenus une semaine plus tôt par le Premier ministre Charles Michel qui avait mis en garde contre l'extrémisme de gauche et un "retour du communisme" lors d'une journée des familles du MR.

"Tout ce que vous reprochez au communisme, votre gouvernement est en train de le réaliser", a lancé M. Mertens.

Parlant de la liberté, il a souligné que "c'est votre gouvernement (MR/N-VA) qui oblige les gens à travailler jusqu'à 67 ans".

Et à propos du "recul social", le président du PTB a affirmé que "ce sont les partis de votre gouvernement qui s'en prennent aux réalisations sociales". "Et qui en sont fiers", a-t-il ajouté en notant qu'1,7 million de personnes vivaient en Belgique dans la misère.

M. Mertens a encore ironisé sur les désaccords au sein du gouvernement à propos de la volonté controversée de calculer la pension des chômeurs âgés de plus de 50 ans, inactifs depuis plus d'un an, sur base de droits minimums moins favorables. "Qui croit encore ces ministres? ", s'est-il demandé, assurant que le PTB-PvdA poursuivrait le combat contre les mesures d'économie touchant les pensions.

Il a au contraire réclamé une revalorisation de la pension minimale à 1.500 euros par mois pour une personne ayant travaillé toute sa vie, contre 1.200 euros actuellement. La pension devrait, selon lui, être équivalente aux trois quarts du salaire.

Le président du PTB a enfin dénoncé l'évasion fiscale en évoquant les milliards d'euros qui partent selon lui dans les paradis fiscaux.