Belgique

Le tueur en série Renaud Hardy a été condamné à la réclusion à perpétuité jeudi devant la cour d'assises de Tongres, ainsi qu'à une mise à disposition de 15 ans. Mercredi, le jury avait déclaré Renaud Hardy, 55 ans, coupable de l'ensemble des faits. Il était accusé du viol avec torture et de l'assassinat de Maria Walschaerts (82 ans) et de Linda Doms (52 ans), ainsi que de deux tentatives d'assassinat, sur l'actrice Veerle Eyckermans et une doctoresse.

"Ce que j'attends de ma peine? C'est une catastrophe. Une catastrophe"

"Ce que j'attends de ma peine? C'est une catastrophe. Une catastrophe", a déclaré le tueur en série Renaud Hardy jeudi lors de sa dernière prise de parole devant la cour d'assises de Tongres.

"Je me demande toujours pourquoi j'ai fait cela et je ne vais pas m'en sortir en allant en prison. J'ai un énorme sentiment de culpabilité. Mais oui, je dois retourner en prison plusieurs années", a-t-il souligné avant que le jury n'entre en délibération. Mercredi, le jury avait déclaré Renaud Hardy, 55 ans, coupable de l'ensemble des faits. Il était accusé du viol avec torture et de l'assassinat de Maria Walschaerts (82 ans) et de Linda Doms (52 ans), ainsi que de deux tentatives d'assassinat, sur l'actrice Veerle Eyckermans et une doctoresse. Plus tôt dans la matinée de jeudi, le ministère public a requis la réclusion à perpétuité à l'encontre de l'accusé. De son côté, l'avocat de Renaud Hardy, Frédéric Thiebaut, a essayé de convaincre le jury de tenir compte de trois circonstances atténuantes, un casier judiciaire vierge, la personnalité de son client et sa maladie de Parkinson, pour décider de la peine.

"Malheureusement, je ne peux pas revenir en arrière, mais je suis vraiment désolé pour ce que je vous ai fait", a indiqué Renaud Hardy, dans un discours confus, à l'égard des victimes.

Comme il l'avait déjà fait mercredi, il est ensuite revenu sur son séjour en prison. "En prison, ils n'ont pas de compassion pour un tueur sexuel en série."

L'accusé a ensuite évoqué les faits liés à Linda Doms, avant d'être rapidement interrompu par le président Dirk Thys.

Renaud Hardy a également fait référence à sa famille. "Mes sœurs, je les ai salies. Ma sœur n'ose plus sortir. Ma mère a été montrée du doigt."


L'avocat de Hardy pointe trois circonstances atténuantes

Dans son plaidoyer d'une vingtaine de minutes, l'avocat de Renaud Hardy, Frédéric Thiebaut, a essayé de convaincre le jury, jeudi devant la cour d'assises de Tongres, de tenir compte de trois circonstances atténuantes dans le chef de son client pour décider de la peine. L'avocat a ainsi mis en avant le casier judiciaire vierge de Renaud Hardy, sa personnalité et sa maladie de Parkinson. Mercredi, le jury avait déclaré Renaud Hardy, 55 ans, coupable de l'ensemble des faits. Il était accusé du viol avec torture et de l'assassinat de Maria Walschaerts (82 ans) et de Linda Doms (52 ans), ainsi que de deux tentatives d'assassinat, sur l'actrice Veerle Eyckermans et une doctoresse. Plus tôt dans la matinée de jeudi, le ministère public a requis la réclusion à perpétuité à l'encontre de l'accusé.

De son côté, Me Thiebaut n'a pas suggéré de peine mais a rappelé que son client, s'il est condamné à 25 ans d'emprisonnement, ne pourra prétendre à une éventuelle libération conditionnelle qu'à l'âge de 81 ans. Renaud Hardy s'inscrirait ainsi dans la lignée de Marc Dutroux, Kim De Gelder et Freddy Horion, qui n'ont presque aucune chance d'être libérés plus tôt.

L'avocat a également pointé le fait que le casier judiciaire de l'accusé, âgé de 55 ans et qui en aura bientôt 56 ans, est toujours vierge malgré les faits commis.

Par ailleurs, Frédéric Thiebaut voit dans la personnalité de Renaud Hardy une circonstance atténuante. "Les experts l'ont déclaré ici. Il ne peut rien faire contre cette personnalité. C'est inscrit dans son 'disque dur'. C'est inné, héréditaire et l'éducation a joué."

La défense a ensuite argumenté sur la maladie de Parkinson dont souffre son client. "Ne vous méprenez pas, je ne dis pas que sa maladie de Parkinson constitue une excuse pour commettre de tels faits. Des témoins ont déclaré devant la cour que cette maladie avait provoqué un tournant dans sa vie. Il ne l'a pas demandé. Ses contacts sociaux se sont réduits. Il s'est isolé. C'est aussi de sa faute. Son comportement a changé. Il y a un Hardy avant la maladie, et un Hardy après. Sa consommation de cocaïne a fortement augmenté. Des frustrations sont ensuite arrivées. Je demande au jury de prendre en compte tout cela."

Le dernier mot est par la suite revenu à Renaud Hardy, après quoi le jury est entré en délibération. Le verdict est attendu dans le courant de l'après-midi.