Belgique

Des manuels antisémites et prônant le djihad au cœur de la formation d’imams délivrée en arabe au sein du Centre islamique et culturel de Belgique (CICB), qui abrite la Grande Mosquée de Bruxelles : voilà ce que révélait la semaine dernière un récent rapport de l’OCAM. Une nouvelle qui n’a pas laissé indifférentes les autorités publiques. Avec l’ensemble des services de sécurité, la question d’une éventuelle fermeture sera abordée lors du prochain Conseil national de sécurité du lundi 28 mai.

Composé notamment du Premier ministre, des ministres de la Justice, de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères, de l’administrateur général de la Sûreté de l’État, du chef du Service général du renseignement et de la sécurité des forces armées, ou encore du directeur de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM), ledit Conseil adopte et coordonne la politique générale du renseignement et de la sécurité, et fixe les priorités pour les services qui relèvent de cette politique.

"Le Premier ministre va mettre ce point à l’ordre du jour du prochain Conseil national de sécurité qui a lieu le 28 mai. Ce sera l’occasion d’aborder la question de l’école du CCIB avec les différents services de sécurité afin d’avoir une évaluation globale", explique le cabinet du Premier ministre Charles Michel (MR).

Durant cette réunion au sommet, la question d’éventuels arguments juridiques pouvant mener à une fermeture sera également étudiée. "Cette question sera analysée en profondeur."

Une fermeture qui n’est pas pour autant pour demain, car les difficultés juridiques sont nombreuses, tandis que la question reste aussi délicate sur le plan diplomatique. Le gouvernement fédéral avait annoncé en mars dernier rompre sans délai la convention conclue avec l’Arabie Saoudite et l’intention de confier la Grande Mosquée à l’Exécutif des musulmans, mais le délai de préavis ne s’achève qu’en mars 2019.

La Grande Mosquée fera également l’objet cette semaine d’une réunion impliquant différents niveaux de pouvoir, dont la Ville de Bruxelles, la Région bruxelloise et la Sûreté de l’État. Interrogé lundi en conseil communal, le bourgmestre bruxellois, Philippe Close (PS), avait assuré qu’il ferait fermer l’école sans attendre, "si le Premier ministre le demande".

J. Th.