Belgique

La moitié des indicateurs de développement durable ont évolué vers leur objectif

RIO Vingt ans après le premier sommet de la Terre de Rio en 1992, quel bilan la Belgique peut-elle tirer de son action? A-t-elle tenu tous ses engagements envers le développement durable? Au vrai, le bulletin belge est plutôt mitigé. A l'image du reste du monde d'ailleurs. Si le Royaume a bien engrangé quelques avancées sur la voie d'un monde plus soutenable, il subsiste toutefois des raisons d'être inquiet, tant en matière sociale, environnementale ou économique. Chargé d'élaborer une analyse indépendante du bilan belge vingt ans après le sommet de Rio, le Bureau du Plan livrait en février dernier une image très mitigée du développement durable en Belgique.

Ainsi, si le niveau de vie moyen a sensiblement progressé ces deux dernières décennies chez nous, deux millions de Belges, soit près de 20% de la population, présentent encore un risque de pauvreté ou d'exclusion. Les émissions de divers polluants dans l'air ou l'eau ont certes pu être réduites. Mais l'état des ressources naturelles du pays reste cependant "préoccupant", souligne ce rapport basé sur vingt-cinq indicateurs de développement durable.

Globalement, après vingt années d'action, la moitié d'entre eux à peine ont évolué vers leur objectif, notamment en matière d'aide publique au développement ou de réductions d'émissions d'azote.

Huit autres indicateurs n'ont en revanche progressé que lentement -comme la réduction des gaz à effet de serre- tandis que les cinq derniers se sont carrément éloignés de leur objectif: il en va ainsi pour le chômage des jeunes, le taux d'endettement des ménages, l'obésité au sein de la population, les maladies cardio-vasculaires ou les populations des oiseaux des champs, selon l'étude.

© La Dernière Heure 2012