Belgique

Démission surprise du patron de l'UCM. Vers une présidente ?

BRUXELLES Mine de rien, c'est une fameuse page qui se tourne, à l'Union des Classes moyennes (UCM). Son président, Roger Mené, y a remis hier sa démission avec effet immédiat. Il n'achèvera donc pas son neuvième mandat, qui devait aboutir fin juin.

En cause ? "Une trop longue période de divergence de vues, dans un climat exempt de toute convivialité ", assène M. Mené. Et ces divergences concernaient la suite des opérations. Car l'homme aurait aimé rempiler pour un dixième mandat, quitte à l'écourter à deux ans au lieu de quatre. Mais les cadres de l'UCM ne l'ont pas entendu de la même oreille.

Ils acceptaient de lui confier un rôle de président d'honneur. Mais ils estimaient que leur patron historique, qui fêtera ses 80 ans en juillet, devait se résoudre à passer la main de sa gestion quotidienne.

M. Mené, donc, en a été profondément meurtri. Jusqu'à décider de présenter hier sa démission, avec effet immédiat. En refusant, dans la foulée, l'hypothèse d'un titre de président d'honneur.

Trois candidats restent donc en lice pour le choix de son successeur, qui aura lieu fin juin. Les pronostics les plus nombreux font état de la probabilité de l'arrivée d'une femme à la tête de l'organisme de défense des travailleurs indépendants.

Il s'agit de Marie-Anne Belfroid-Ronveaux, ancienne vice-présidente de l'Union wallonne des entreprises. Femme de caractère, elle a notamment été élue manager de l'année 2003, en tant que patronne des établissements Ronveaux.

Cette entreprise de 400 personnes créée voici 80 ans par son père, Eugène, est active dans le béton et l'électricité dans la région de Ciney. Début 2006, elle avait été élue présidente de la caisse d'allocations familiales de l'UCM. Elle connaît donc déjà bien la maison...



© La Dernière Heure 2008