Belgique Près de 1.300 Belges se trouvent sur la liste d’attente pour recevoir un organe

Une personne qui veut s’enregistrer comme donneur d’organes doit actuellement se rendre au service population de sa commune mais, à terme, cela pourrait être également possible via son médecin traitant et via internet (eID).

Une proposition de loi en ce sens, soutenue par la majorité, sera discutée la semaine prochaine, en Commission Santé, a-t-on appris samedi dans un communiqué de presse.

La législation belge prévoit que chaque Belge est considéré comme donneur d’organes dès la naissance, et peut signifier à la commune ne pas souhaiter faire un don d’organe ou explicitement s’enregistrer en tant que tel. Mais sans démarche auprès de la commune, un membre de la famille peut toujours refuser que les organes d’un défunt soient utilisés. Les députés Valerie Van Peel (N-VA), Nathalie Muylle (CD&V) et Vincent Van Quickenborne (Open VLD) souhaitent faciliter l’enregistrement des donneurs potentiels, vu les besoins toujours plus importants en la matière.

Cet enregistrement pourrait se faire via le médecin traitant, qui est une personne de confiance pour son patient. "Par exemple par le biais de la plateforme e-santé, de sorte que l’information serait immédiatement consultable par tous les prestataires de soins, notamment des urgences", explique-t-on.

La proposition de loi ouvre également la possibilité de s’enregistrer soi-même comme donneur d’organes, avec sa carte d’identité électronique.

La Belgique compte quelque 270.000 donneurs enregistrés. Le nombre de personnes inscrites comme non-donneur est relativement stable depuis plusieurs années, à 193.149 personnes en 2017. Actuellement, près de 1.300 Belges se trouvent sur la liste d’attente pour recevoir un organe.