Belgique Même si l’évêque préféré des enfants s’était montré un peu plus dépensier l’an dernier…

Qui a dit que les traditions allaient se faire balayer fissa par les dernières tendances ? Il a beau avoir profité d’une campagne monstre, le week-end du Black Friday n’a pas été à la hauteur du week-end qui précède le passage du grand saint, par la barbe de saint Nicolas !

C’est en tout cas ce qui ressort des chiffres du réseau Keyware (l’un des plus gros distributeurs de terminaux de paiement en Belgique), que La DH a obtenu en primeur. "Le week-end dernier s’est avéré moins rentable en valeur que le week-end de la Saint-Nicolas 2016 (l’an dernier, le 6 décembre tombait un mardi, en 2017, c’est ce mercredi : les situations sont donc comparables, NdlR) , mais fut par contre plus animé que l’ensemble du week-end du Black Friday", commente Stéphane Vandervelde, patron de Keyware.

Les commerçants belges ont connu, ces vendredi 2 et samedi 3 décembre, une baisse de 7 % de leurs revenus via leurs terminaux de paiement par rapport au week-end de la Saint-Nicolas 2016. C’est que l’évêque favori des enfants a fait quelques économies : "En moyenne, saint Nicolas et ses assistants ont dépensé 10 euros de moins par achat. Durant le premier week-end du mois de décembre 2016, le montant moyen d’une transaction chez un commerçant était de 72 euros, contre 61 euros le week-end dernier."

À titre de comparaison : lors du premier week-end des soldes, le montant moyen par transaction grimpe fréquemment au-delà des 80 euros. "Nous avons en revanche observé une hausse de 6 % du nombre de transactions : le grand saint est donc passé plus fréquemment à la caisse. Ce qui compense partiellement la baisse du montant moyen par achat, mais les revenus totaux sont clairement moins élevés que l’année dernière. Les chiffres indiquent également que le grand saint a tendance à faire ses achats en dernière minute : ce week-end fut ainsi plus chargé que celui du Black Friday, durant lequel nombre de commerçants proposaient pourtant d’importantes réductions", conclut Stéphane Vandervelde, CEO de Keyware.