Belgique

La polémique autour du groupe d'extrême-droite "Schild&Vrienden" a pris un autre tour jeudi. Un député fédéral de la N-VA, l'Anversois Rob Van de Velde, s'en est pris à la presse. 

Dans un article sur sa page Facebook, il a dénoncé le travail de ces "rats de journalistes". Sans faire référence au moindre article, M. Van de Velde accuse la presse d'avoir stigmatisé la N-VA pour expliquer la radicalisation de jeunes musulmans. Et lorsqu'il s'est agi des jeunes gens de Schild&Vrienden, ces "rats de journalistes" refuseraient de voir que leur radicalisation est peut-être la conséquence de la radicalisation des premiers.

"Il ne s'agit nullement de justifier l'une ou l'autre. Mais l'une et l'autre sont la conséquence de cette société sans colonne vertébrale, qui ne se respecte plus et que propagent les médias et les politiques de gauche", ajoute-t-il avant de mettre en garde ses amis contre la "médiocratie journalistique".

Certains mandataires de la N-VA hésitent de moins en moins à s'en prendre aux journalistes quand un article ne leur plaît pas ou qu'ils le jugent incorrect. Le secrétaire d'Etat Theo Francken adresse ainsi régulièrement des commentaires peu amènes à des médias ou des journalistes.

Jeudi, la réaction de plusieurs journalistes flamands n'a pas tardé. Comme avatar sur Twitter, ils ont choisi... un rat.

Sur sa même page Facebook, Rob Van de Velde a ensuite présenté des excuses ambigues jeudi soir, pour les mots utilisés mais pas pour le message qu'il a voulu faire passer. "Il est vrai que c'était fort, et pour un grand groupe (de journalistes) c'est aussi injuste. J'ai écrit ce texte par pure indignation humaine, raison pour laquelle j'ai réagi trop durement. Pour ces raisons, je présente mes excuses", a-t-il précisé avant de mettre en garde: ces excuses ne visent "pas le message parce qu'à présent j'espère que ceux qui fulminent juste pour ce seul mot voudront bien prendre au sérieux le message dans sa globalité".