Belgique Le dimanche des médias a été marqué par une fin de messe insolite à Beauraing.

Des smartphones considérés officiellement par des représentants religieux comme un canal pour vivre sa foi. Aussi insolite que cela puisse sembler, l’Église catholique adopte nos moyens de communication modernes. Ce dimanche était celui des médias pour l’Église.

Et à Beauraing, le vice-recteur des Sanctuaires, l’abbé Christophe Rouard, avait proposé à ceux qui ont assisté à la célébration dominicale de ne surtout pas… laisser smartphones et tablettes chez soi. Car ils seraient bénis.

La bénédiction des animaux, comme à Saint-Hubert, est déjà une tradition ancienne. Mais celle des outils de communication du troisième millénaire était une première en Belgique. Une façon de célébrer ce dimanche des médias. Pour officier aux côtés de l’abbé Rouard, hier, un autre prêtre, habitué aux médias, était présent à Beauraing. À savoir le père Tommy Scholtès, porte-parole, entre autres fonctions, de la conférence épiscopale de Belgique. "Le smartphone est en quelque sorte une prolongation de nous-mêmes, a dit le père Tommy Scholtès lors de l’office. Et à l’heure où nous sommes ici, le pape se trouve à Philadelphie. Là, des gens vont envoyer des tweets ou publier des photos sur Facebook. Le monde verra aussi par ce canal que le pape était à Philadelphie pour la messe des familles." Un pape François qui est aussi un grand communicateur. Le souverain pontife possède d’ailleurs son propre compte Twitter bien actif. "Les médias ont contribué à rapprocher des humains de par le monde et on peut parler de progrès de l’humanité", soulignait, hier, l’abbé Rouard lors de la cérémonie.

Et en fin de célébration, les deux prêtres ont tout simplement invité l’assemblée à tendre smartphones ou tablettes avant de défiler entre les rangées pour les bénir. Le vice-recteur des Sanctuaires estimant aussi que Beauraing était un lieu symbolique bien adapté pour cette première bénédiction du genre en Belgique. Car l’endroit où la Vierge serait apparue en 1932 est situé à hauteur d’un pont de chemin de fer. Soit au cœur de la modernité de l’époque.