Belgique

Lors d’une récente réunion stratégique de l’entreprise ferroviaire, Jo Cornu, le nouvel administrateur-délégué (CEO) de la SNCB, a donné quelques détails de la nouvelle politique tarifaire qu’il souhaite mettre en place. Il nous revient qu’il voudrait augmenter les prix de la première classe. Une hausse qu’il justifierait par une amélioration de la qualité du service.

À titre d’exemple, cela pourrait consister en un développement de l’équipement électrique des wagons première classe, d’y installer le Wi-Fi, d’interdire l’usage dans certaines voitures du GSM, etc. On perçoit là l’idée de faire de la première classe une sorte de business class.

Récemment, Le ministre des Entreprises publiques Jean-Pascal Labille (PS) a fait savoir qu’"environ 4 % de l’ensemble des voyageurs prennent place en 1re classe, ce qui représente 7 % des recettes générées au profit de SNCB Mobility". Soit 43 millions d’euros. La SNCB, Jo Cornu en tête, souhaite attirer une clientèle plus large vers la première classe. Notamment des voyageurs étrangers arrivant en Belgique par le Thalys, l’Eurostar, voire l’avion.

En soi, l’idée n’est pas neuve. La SNCB a, par exemple, développé le Railease : produit permettant de combiner le leasing d’une voiture de société avec une offre en transports en commun (SNCB, Tec, Stib et De Lijn). Va-t-on vers le développement de produits comparables ? "Pas de commentaire à ce propos pour le moment", répond le porte-parole de la SNCB. "Des négociations sont en cours sur le nouveau contrat de gestion" qui devra définir précisément les missions de service public de l’entreprise.

"Maintenant, attirer à nous une nouvelle clientèle, oui, c’est un travail qu’on fait et qu’on va continuer à faire." Le cas de Railease est éloquent. "Ça nous a permis d’attirer des clients qui ne viennent pas spontanément à nous."