Belgique Le PS dépose une proposition de résolution pour "un accueil maximal des voyageurs du rail".

Le PS, sous l’impulsion de Gwenaëlle Grovonius, dépose une proposition de résolution aujourd’hui. "Concernant la SNCB, il y a un ensemble de gouttes d’eau qui ont fait déborder le vase", entame l’auteure de ladite proposition. Dernière goutte en date : le vote, la semaine dernière, du projet de service minimum.

Dans ce document, l’accueil en gare est largement décrié. "C’est pourtant un élément central si on veut vraiment pousser les gens à délaisser leur voiture et prendre le train. Et inciter ceux qui le prennent déjà de continuer à le prendre", poursuit la députée socialiste, qui estime que la récente fermeture des guichets renforce le sentiment d’insécurité dans les gares.

La proposition, qui se base sur les conclusions du rapport annuel du service de méditation pour les voyageurs ferroviaires, épingle également les automates, mis en avant par la SNCB comme un point de vente de plus en plus utilisé. "Il y a un tas de choses qui ne vont pas. Par exemple, il est difficile d’avoir une vue d’ensemble sur les différentes promotions et types d’abonnement. Alors qu’avec un guichetier, les navetteurs sont conseillés, aiguillés. Et les tickets achetés aux automates ne sont ni remboursables, ni échangeables !", pointe-t-elle du doigt, argumentant encore que les pannes sont fréquentes, malgré un taux de disponibilité de 94 % en 2016.

Interrogés à ce sujet, des navetteurs réguliers estiment que le plus grand problème de la SNCB reste la ponctualité. Et l’accueil en gare ? "La suppression des guichets enlève un contact humain, qui avait avant un rôle de pont entre le moment où on est en gare et le moment où on est dans le train. Par exemple, si un automate ne fonctionne pas et que la gare est vide, on ne peut se tourner vers personne. Et une fois dans le train, il faut payer un supplément. Alors, il ne faut pas s’étonner que l’agressivité monte !", avance Régis, qui fait Namur-Bruxelles.

Même son de cloche pour Paul qui regrette quant à lui l’époque "où un chef de gare pouvait désamorcer de nombreuses situations, tout simplement parce qu’il avait le temps de parler aux voyageurs".