Belgique De nombreux retards de train ont affecté les voyageurs.

Heurts de personnes, avaries de matériel, problèmes de signalisation, personnes sur les voies... Cette semaine, les navetteurs ont eu quelques difficultés à arriver au boulot à l’heure ou à rentrer chez eux à temps. Par exemple, les lignes reliant Liège à Bruxelles, qu’importe leur lieu d’arrivée, ont accusé de nombreux retards. En matinée, 5 à 15 minutes de retard étaient à déplorer. En soirée, mercredi soir, le train de 18h31 reliant Bruxelles-Central à Eupen avait plus de 25 minutes de retard. "Cette semaine, ça a été l’enfer" , déplore Olivier, navetteur depuis 10 ans. Son voisin de siège, François, ajoute: "Je n’ai pas eu un seul train à l’heure! Même en tentant de prendre le train plus tôt, j’ai eu du retard!"

Ce jeudi 18 mai, bon nombre d’usagers du rail ont dû, une nouvelle fois, attendre l’arrivée du train qui les mènera à bon port. Un habitant d’Audenarde peste en gare: "Encore 20 minutes de retard! C’est vraiment ennuyant!" Le train partant de Bruxelles et allant à Alost de 15h59, par exemple, accusait un retard de 20 minutes. Les voyageurs en gare Centrale ont encore attendu entre 5 et 10 minutes le train rejoignant Liège-Visé. Pour aller à Quiévrain avec le train de 16h17, le retard annoncé en gare de Bruxelles-Central était de 6 minutes.

Que se passe-t-il? Thierry Ney, porte-parole de l’entreprise ferroviaire, reconnaît des "aléas ressentis par les navetteurs. Ce n’est probablement pas une bonne semaine pour certains navetteurs." Il ne veut pas "dédouaner la SNCB", mais évoque des soucis se succédant, aux raisons "multiples". Il explique qu’il y a eu des "problèmes de signalisation sur la dorsale, ce qui a eu un impact sur la ponctualité. Un heurt de personnes a eu lieu à Schaerbeek deux jours plus tôt. Mercredi soir, une alerte à la bombe a mis la gare de Gand à l’arrêt un moment."

À cette succession d’incidents s’ajoutent des problèmes techniques: "Un train en avarie a bloqué les suivants", constate Thierry Ney.

Infrabel, le gestionnaire du rail, a répertorié également une série d’incidents, même si certains n’ont eu aucun impact sur le trafic ferroviaire. Pour la seule journée de mercredi, 68 incidents ont été rapportés. Mercredi, justement, des câbles électriques ont été endommagés entre Huy et Flémalle, engendrant de nombreux retards, essentiellement vers Namur et Liège.


Les compensations ont quadruplé

194.104 demandes de remboursement pour des retards de train ont été déposées en 2016. À ces demandes s’ajoutent les compensations pour retards répétés. 7.470 demandes ont été dénombrées, faisant grimper le nombre de compensations à 201.574 demandes. En 2015, seules quelque 55.398 demandes de compensation ont été enregistrées. Le montant des compensations a également quadruplé, indique le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot. Dans sa réponse à la députée Sabien Lahaye-Battheu, il détaille : "Le montant des remboursements liés aux retards est passé de 212.840 euros en 2015 à 867.412 euros."

Pour les retards répétés (au moins retards de 15 minutes ou plus et 10 retards d’au moins 30 minutes), le montant des remboursements est de 302.148 euros. Au total, la SNCB a déboursé plus d’un million d’euros pour les retards rapportés l’an dernier.


Deux types de retards

Réclamer une compensation ne peut se faire que dans deux cas de retards. Le premier cas concerne les retards exceptionnels de plus d’un heure. Le navetteur lésé, qui a attendu ou est resté dans le wagon à l’arrêt durant plus de 60 minutes, peut prétendre à un remboursement complet de son ticket.

Le second cas concerne des retards répétés de 15 minutes et de 30 minutes. Dans ce cas de figure, le voyageur peut réclamer une compensation. Il obtiendra une compensation pouvant atteindre jusqu’à 50% du coût initial de son billet.


Comment réclamer suite à un retard?

Pour faire une demande de compensation, il suffit de remplir un formulaire disponible sur le site de la SNCB ou auprès d’un guichet, si vous ne disposez pas d’Internet.

Vous devez introduire votre demande endéans les 30 jours calendrier s’il s’agit d’un retard de longue durée.

En ce qui concerne les retards répétés, vous disposez aussi de 30 jours calendrier six mois au plus tard après votre premier retard ou après avoir utilisé la dernière ligne de votre carte à compléter. Sur le site de la SNCB, vous pouvez avoir un aperçu du montant que vous percevrez.