Belgique

L'UCM réagit ainsi à la polémique autour de l'arrêté royal relatif au prix du paquet de cigarettes

Didier Reynders permet une baisse du prix des cigarettes

Catherine Fonck scandalisée

Mise au point de Reynders

BRUXELLES Pour l'UCM, il est évident que les cigarettes doivent être vendues au prix figurant sur la bandelette fiscale. Toute ristourne relève de la concurrence déloyale et contourne l'interdiction de promotion du tabac, dit l'Union des classes moyennes dans un communiqué.
"Il n'y a pas à débattre de la possibilité d'imposer ou non un prix minimum sur le tabac. Tout simplement, il doit être interdit de le vendre en dessous du montant figurant sur le produit. Cela devrait être dit clairement", souligne l'organisation.

Elle rappelle que la publicité pour le tabac est interdite. Il n'est donc pas acceptable d'accorder des promotions ou des ristournes, d'inciter à l'achat, de diminuer le prix pour utiliser la cigarette comme produit d'appel. C'est même choquant quand on voit les dégâts causés par le tabac (20.000 morts par an). La politique de dissuasion par les taxes et accises, mise en place par les pouvoirs publics, doit être respectée, note encore l'UCM.

Elle conclut que "permettre la vente en dessous du prix annoncé, c'est aussi donner une arme concurrentielle aux grandes surfaces, que ni les franchisés, ni les libraires, ni les autres commerçants de proximité ne pourront utiliser vu la marge bénéficiaire très réduite sur le tabac". "Cela relève donc de la concurrence déloyale", ajoute-t-elle.
L'UCM réagit ainsi à la polémique autour de l'arrêté royal relatif au prix du paquet de cigarettes.

© La Dernière Heure 2010