Belgique Après une semaine passé en Une des journaux du pays, le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken a réservé à nos confrères de Het Laatste Nieuws un entretien dans lequel il revient sur les menaces de renvoi lancées par plusieurs personnalités politiques, dont le patron du CD&V, Wouter Beke. Depuis une semaine, le débat fait rage sur l'affaire de rapatriement de migrants soudanais qui auraient été torturés dans leur pays, mais aussi et surtout sur les mensonges profanés par Jan Jambon, le ministre de l'Intérieur, et Theo Francken à ce sujet.

Ce samedi, donc, le secrétaire d'Etat a choisi de se défendre dans le quotidien flamand, quotidien dont les lecteurs ne cachent pas leur sympathie pour l'homme politique: ils l'ont élu personnalité politique belge de l'année lors d'un classement publié cette année.

"Je fais des erreurs. On peut me raser, mais devrais-je pour autant être débarqué ?", lit-on notamment dans cet interview. La formule est empruntée au latin et sous-entend qu'un berger rase ses moutons sans forcément les dépouiller. Une façon poétique pour Theo Francken de signifier sa "passion" pour le métier.

"Je suis passionné par mon métier et quand il s’agit de mes compétences, je réponds à tout ce qui ne me semble pas juste. (…) J’aime aussi entrer en discussion sur les réseaux sociaux. Mais je ne tire pas sur tous les lapins qui sortent de la forêt", déclare-t-il.