Belgique

27 des 39 communes wallonnes considérées comme des zones blanches ont désormais atteint un taux de 85% de leur population couverte par la 4G à l'extérieur. C'est ce qui ressort, à mi-parcours, de la mise en oeuvre de l'accord conclu fin 2016 entre la Wallonie et les 3 opérateurs Télécom (Orange, Proximus et Telenet), et destiné à améliorer la couverture numérique mobile à l'horizon 2020

Dans toutes les communes, les chiffres sont en progression. A Rendeux, par exemple, où la couverture passe de 35 % à 90 %

A ce jour, 32 millions d'euros ont déjà été investis par les opérateurs, l'objectif étant d'en investir 60 d'ici la fin 2019. En échange, la Région s'engageait à ne plus tenter d'imposer des taxes sur les mâts et pylônes où se fixent les antennes des opérateurs, et à presser les communes et provinces à supprimer celles qu'elles percevaient. Si Liège n'a jamais perçu de taxe et que le Brabant wallon n'en perçoit plus depuis cette année, ce n'est pas le cas du Hainaut, de Namur et du Luxembourg. Ces provinces ont encore imposé pour plus de 3,4 millions d'euros de taxes en 2017. Les communes, en revanche, semblent avoir compris le message, même si les récalcitrantes ont encore imposé pour 517.400 euros en 2017, selon les chiffres fournis. Cette taxation est considérée à ce stade comme un obstacle de taille pour engranger des résultats encore plus satisfaisants.

Pour le ministre de l'Economie Pierre-Yves Jeholet (MR), "c'est une ineptie économique de taxer ce type d'antennes. Je ne comprends pas non plus que certains communes refusent le placement d'antennes sur leur territoire mais qu'elles sont d'un autre côté les premières à se plaindre du manque de réseau pour leurs administrés." Ces taxes et refus de permis empêchent en effet le déploiement programmé par les opérateurs