Belgique

Seuls quelque 3.000 chats sont enregistrés et stérilisés sur les 160.000 que compte la Région bruxelloise. 

C'est pourquoi la secrétaire d'État régionale au Bien-Être animal Bianca Debaets (CD&V) lance vendredi une campagne de sensibilisation pour inciter les habitants de la capitale à enregistrer, identifier et stériliser leurs félins et ainsi lutter contre l'augmentation de la population des chats de gouttière. L'enregistrement et l'identification des chats est obligatoire en Région bruxelloise depuis le 1er novembre 2017, tout comme leur stérilisation depuis le 1er janvier 2018, pour laquelle les propriétaires bénéficient d'une période transitoire jusqu'au 1er juillet. Mais trop peu de maîtres sont en ordre avec la nouvelle législation et les rues de la capitale se peuplent de nombreux chats.

Souvent, les félins sont abandonnés dès qu'ils présentent un comportement indésirable, comme lorsqu'ils sont en rut ou que leurs portées deviennent encombrantes. Les vétérinaires combattent par ailleurs le préjugé selon lequel la stérilisation serait nuisible aux chatons. Au contraire, les jeunes chats perdent en agressivité et sont en meilleure santé.

"La puce d'enregistrement aide à retrouver rapidement un chat disparu et à le rendre à son propriétaire", argumente la secrétaire d'État. "Quant à la stérilisation, elle permet de garder sous contrôle la population de chats à Bruxelles. Chaque année, environ un millier de ces animaux sont euthanasiés parce que les asiles ne peuvent pas tous les accueillir."

La nouvelle campagne est visible dans le métro et sur les réseaux sociaux et constitue un rappel amusant aux avantages de l'enregistrement et de la stérilisation de ces compagnons à quatre pattes.